Discord rafle l’étoile montante des apps auprès des ados

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La plateforme de conversation a mis la main sur Gas, une application invitant les lycéens à s’encourager mutuellement au quotidien.

L’application freemium est pour l’instant réservée aux lycéens américains.

L’application freemium est pour l’instant réservée aux lycéens américains.

discord/gas/photomontage

L’entrepreneur américain Nikita Bier, 33 ans, a de la suite dans les idées. Cinq ans après avoir vendu son application sociale TBH à Facebook et la fin de sa clause de non-concurrence, il refait le coup avec Gas, un clone amélioré. L’acquéreur a cette fois changé de nom puisqu’il s’agit de Discord. La plateforme de conversation prisée des gamers et des développeurs l’a confirmé sur son blog officiel, sans dévoiler le montant de la transaction. «Gas continuera d’être une application autonome et l’équipe de Gas rejoindra Discord pour nous aider à poursuivre nos efforts de développement auprès de nouveaux publics», a-t-elle notamment commenté.

Estime de soi

L’application Gas promeut l’estime de soi et l’encouragement entre pairs dans l’environnement scolaire. Les utilisateurs sont invités à se «gaser» à coups de minisondages à choix multiples. Les questions posées par Gas sont positives, incitant les adolescents à se complimenter, c’est-à-dire à s’encourager mutuellement et à faire le plein d’énergie. Les personnes sélectionnées dans les sondages reçoivent des «flammes», des notifications indiquant qu’elles ont été choisies. Le vote est anonyme par défaut, les utilisateurs ne connaissant que le sexe et le niveau scolaire de ceux qui ont voté pour eux.

Lors de l’inscription à l’application Gas, il faut désigner son école et ensuite se limiter à répondre aux questions concernant ses camarades de classe. L’application n’a pas de messagerie directe pour discuter et les demandes d’amis utilisent le modèle du consentement réciproque. «Cette application est un excellent lanceur de conversation car elle fait réfléchir les gens et suscite des conversations», relève une utilisatrice sur l’App Store.

Modèle freemium

Mais l’application n’est pas entièrement gratuite. Il faut par exemple passer par des achats intégrés pour découvrir les noms de ses admirateurs ou pour garder son propre nom caché dans les résultats du sondage. Selon Nikita Bier, cité par le «Wall Street Journal», l’algorithme est conçu pour répartir équitablement les compliments entre les personnes. L’app s’appuie aussi sur la devise intégrée à l’application pour inciter les utilisateurs à envoyer davantage de compliments. Les plus assidus peuvent souscrire à un abonnement qui s’élève à près de 7 dollars par semaine.

Limité aux États-Unis

L’app s’est fait un nom cet automne après avoir été retenue par le «Wall Street Journal» comme la plus en vogue du moment. Réservée aux iPhones, elle s’est étendue depuis sur l’ensemble des lycées américains, un peu comme l’avait fait à ses débuts un certain Facebook. Malgré une application de minisondages empruntant son nom et le design de sa flamme caractéristique sur la boutique PlayStore, Gas n’existe pas pour les appareils tournant sous Android.

Héritage de Facebook

Quant à Nikita Bier, il s’est bien sûr réjoui de la transaction pour sa petite équipe de 4 personnes en assurant avoir rejoint «la plus grande application grand public à venir du monde».

Avec Discord, l’app Gas semble avoir de meilleures perspectives que l’ancienne app TBH (to be honest, sois honnête) de Nikita Bier, qui avait été abandonnée par Facebook seulement trois mois après son acquisition. À l’exemple de l’app française Bereal, l’app Gas promeut certaines valeurs qui sont devenues tendances alors que le facétieux Elon Musk vient d’opposer les applications Instagram et Twitter, estimant que la première rendait les gens déprimés et la seconde les mettait en colère.

(laf)

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