Discret mais reconnu, l'écrivain suisse Gerhard Meier n'est plus

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Discret mais reconnu, l'écrivain suisse Gerhard Meier n'est plus

L'écrivain alémanique Gerhard Meier, 91 ans, est décédé dimanche à l'hôpital de Langenthal (BE).

Meier avait été distingué par les prix littéraires les plus prestigieux de l'aire germanophone comme le Prix Pétrarque (1983), le prix Theodor-Fontane (1991),le Prix de Berlin (1991), le Prix Hermann Hesse (1991), le Prix Gottfried Keller (1994) et le Prix Heinrich-Böll (1999). Depuis novembre dernier, Meier était gravement malade. Plusieurs de ses romans ont été traduits en français. Il était né le 20 juin 1917. Gerhard Meier est considéré comme l'un des écrivains suisses les plus importants alors même qu'il a mené une vie très discrète et est toujours resté dans sa commune d'origine de Niederbipp (BE), loin de tous les cercles littéraires. Il a vécu toute sa vie dans la maison de ses parents, dans une rue portant d'ailleurs son nom, suite à sa nomination comme citoyen d'honneur de la commune.

Riches oeuvres

Architecte de formation puis, notamment en raison de la guerre, employé dès 1938 d'une fabrique de lampes à Niederbipp dans laquelle il travailla 33 ans, Meier a commencé à écrire très tôt pour cesser ensuite complètement jusqu'à son hospitalisation, en 1957, pour cause de tuberculose, dans un sanatorium. C'est en 1964 que paru son premier recueil de poèmes mais c'est seulement en 1979 qu'il se fit reconnaître lorsque l'écrivain autrichien Peter Handke partagea avec lui le Prix Kafka.

Au cours des années septante et huitante Meier s'est fait connaître et reconnaître aussi bien par ses poèmes que ses romans, toujours en se tenant loin des cercles littéraires. Sa prose est principalement centrée sur des gens proches et des événements locaux voire insignifiants.

Plusieurs de ses oeuvres ont été traduites en français et ont été publiées par les Editions Zoé, à Genève, notamment «Le Canal», «L'Ile des Morts», «Borodino», «La Ballade de la Neige», «Baur et Bindschädler» et «La Terre des vents». (ap)

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