Raqa: «Discussions» en cours pour évacuer les civils
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Raqa«Discussions» en cours pour évacuer les civils

Des responsables locaux de Raqa négocient la sortie des civils encore pris au piège dans les poches tenues par l'EI.

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Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)

Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)

Keystone
L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)

L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)

Keystone
Plus d'un quart de million de Syriens ont déjà fui l'offensive du régime sur les régions rebelles du sud de la Syrie, selon l'ONU. (Lundi 2 juillet 2018)

Plus d'un quart de million de Syriens ont déjà fui l'offensive du régime sur les régions rebelles du sud de la Syrie, selon l'ONU. (Lundi 2 juillet 2018)

Keystone

Des «discussions» sont menées à Raqa, dans le nord syrien, par des responsables locaux et des figures tribales pour évacuer les civils encore piégés dans les réduits aux mains des djihadistes de l'Etat islamique (EI), a annoncé mardi la coalition internationale emmenée par Washington.

La coalition soutient une offensive des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes qui a repris le contrôle de 90% de Raqa et cherche à déloger les derniers djihadistes retranchés dans un secteur réduit du centre de la ville, qui fût autrefois leur «capitale» de facto en Syrie.

Des responsables du Conseil civil de Raqa -un gouvernement local basé au nord de la ville- négocient actuellement la sortie des civils encore pris au piège dans les poches tenues par l'EI, selon la coalition internationale.

Les civils, «boucliers humains» de l'EI

En se repliant à Raqa vers leurs derniers réduits, les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) embarquent avec eux par la force des civils terrorisés, qu'ils utilisent comme boucliers humains dans leur ex-«capitale» du nord syrien.

8000 civils pris au piège

«Le conseil civil de Raqa mène des discussions pour déterminer le meilleur moyen de permettre aux civils pris au piège de Daesh de quitter la ville, où certains (civils) sont utilisés comme des boucliers humains par les terroristes», a indiqué la coalition dans un communiqué, utilisant l'acronyme en arabe de l'EI. Le communiqué ne précise pas qui sont les interlocuteurs concernés, mais souligne que les discussions interviennent «alors que la chute de la prétendue capitale de Daesh approche». «Ceux qui quittent Raqa et qui ont combattu pour (l'EI) seront livrés aux autorités locales pour être traduit en justice», précise le communiqué.

A Raqa, la bataille contre l'EI prend fin

Près de quatre mois après leur entrée dans Raqa, les Forces démocratiques syriennes (FDS) une alliance de combattants kurdes et arabes soutenue par Washington, sont sur le point de reprendre à l'EI sa "capitale" dans le Nord syrien.

Des collectifs d'information de militants de Raqa assuraient mardi soir que les discussions visaient à permettre la sortie des djihadistes de la ville sans leurs armes, mais le bureau de presse des FDS a nié ces informations.

Des dizaines de milliers de civils ont fui Raqa depuis le début des combats pour sa reconquête par les FDS. Quelque 8000 civils seraient toujours pris au piège dans la ville, a indiqué la semaine dernière le bureau des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

«Dernière semaine» de combats

Ces dernières 24 heures, quelque 200 civils ont pu quitter la ville et rejoindre des territoires aux mains des FDS, a annoncé mardi le bureau de presse de l'alliance. Depuis dimanche, l'accès au front à Raqa était interdit aux journalistes.

Les frappes aériennes de la coalition internationale ont permis aux FDS de progresser dans leur offensive à Raqa. L'alliance, épaulée par des conseillers issus des forces spéciales de la coalition, bénéficie également d'un soutien en armes et en informations.

Rojda Felat, la commandante qui dirige l'offensive contre Raqa, avait indiqué dimanche à l'AFP que les combats contre l'EI approchaient de leur «dernière semaine». (nxp/afp)

(NewsXpress)

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