Allemagne: Discussions pour éviter la désintégration de la Libye
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AllemagneDiscussions pour éviter la désintégration de la Libye

De nouvelles négociations ont débuté mercredi à Berlin entre 23 représentants libyens et les émissaires de plusieurs grandes puissances, sous l'égide de l'ONU.

Il s'agit d'éviter «la désintégration» de la Libye, a annoncé le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier.

Il s'agit d'éviter «la désintégration» de la Libye, a annoncé le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier.

«Le cycle de discussions qui vient de débuter sous l'égide de Bernardino Leon», chargé par l'ONU de déminer le dossier libyen, «est peut-être la dernière occasion avant longtemps de préserver la Libye de la désintégration», a expliqué dans un communiqué le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, qui assiste à ces négociations.

Selon le chef de la diplomatie allemande, «le monde attend des parties au conflit qu'elles prennent leur responsabilité et acceptent un compromis», au lendemain des fortes réserves exprimées par le Parlement libyen au sujet du projet d'accord soumis lundi soir par l'émissaire de l'ONU.

M. Leon tente depuis des mois de trouver un compromis permettant la formation d'un gouvernement d'union en Libye. Il espère désormais aboutir avant le début du ramadan, autour du 17 juin.

«Grand mécontentement»

L'envoyé de l'ONU a annoncé mardi que la quatrième mouture de son projet d'accord avait été accueillie de manière «positive» par les représentants des deux Parlements libyens rivaux réunis depuis lundi à Skhirat, station balnéaire proche de la capitale marocaine.

Mais le Parlement de Tobrouk (est de la Libye), reconnu par la communauté internationale, a fait part de son «grand mécontentement» sur ce texte. Il déplore le rôle qu'il ménage au Parlement rebelle siégeant à Tripoli et sous la coupe de Fajr Libya, la coalition de milices qui contrôle la capitale libyenne.

Outre les 23 représentants libyens, les pourparlers dans la capitale allemande intégreront des émissaires des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies - Chine, Russie, France, Grande-Bretagne, Etats-Unis -, de l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, l'Union européenne et l'ONU (format dit «P5 5»), ainsi que des voisins de la Libye. (ats)

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