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ItalieDivorcés et homos: le pape encourage l'ouverture

Le pape François encourage «un approfondissement» de la réflexion sur la place des divorcés et des homosexuels dans l'Eglise.

Le représentant du Vatican veut leur ouvrir «de nouveaux espaces d'écoute», comme il l'a affirmé jeudi dans une interview l'ancien numéro deux du Vatican.

Le cardinal italien Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican de 2006 à 2013, qui s'est confié longuement à la version anglophone du journal en ligne Huffington Post, a déclaré ne pas croire que François «transigera sur la doctrine (...) mais certainement il ouvrira de nouveaux espaces de miséricorde et d'écoute».

Affirmant que «l'accompagnement pastoral» de divorcés remariés et des homosexuels avait déjà été recommandé sous Benoît XVI, le cardinal italien, qui a été pendant sept mois le numéro deux de François, a jugé qu'«il y avait une progression et une accentuation de la réflexion et de l'approfondissement sur ces thèmes».

Un synode sur la famille s'est achevé en novembre sur ces dossiers brûlants, et un autre est prévu en octobre qui promet d'être animé, tant les cardinaux et évêques sont divisés.

Sécurité accrue au Vatican

Répondant aux nombreuses controverses le concernant, le cardinal italien a démenti que François «l'ait mis dehors». Il a affirmé avoir des «moments conviviaux» avec le pape.

Il a révélé être allé «cinq fois à Cuba», donnant ainsi sa contribution à la normalisation entre Cuba et les Etats-Unis. Il a aussi révélé avoir su «sept mois à l'avance» par Benoît XVI qu'il allait démissionner.

Interrogé sur les menaces éventuelles du groupe Etat islamique (EI) pour la sécurité du pape, le cardinal Bertone a confirmé que «la surveillance et la collaboration entre tous les services de sécurité avaient été accrus» au Vatican.

«Il y a de la peur, mais aussi une attitude sereine en raison des mesures de protection adoptées. Le pape a dit que l'archange Michel veillait sur le Vatican. Vu que les anges et les archanges sont reconnus par tant de religions, y compris musulmane, on ne peut imaginer une plus grande protection», a-t-il relevé.

Très controversé pour ses maladresses dans la gestion du gouvernement et de la diplomatie de l'Eglise, le cardinal avait cédé sa place de numéro deux du Saint-Siège au cardinal Pietro Parolin à l'automne 2013.

(afp)

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