France - Népal: Dix ans de prison pour un pédophile
Actualisé

France - NépalDix ans de prison pour un pédophile

Un sexagénaire français a écopé de dix ans de prison pour des faits de pédophilie au Népal.

Un Français de 61 ans a été condamné dans la nuit de lundi à mardi à dix ans de réclusion criminelle pour des actes de pédophilie au Népal dans les années 1990, à une époque où il dirigeait un centre d'accueil pour enfants des rues à Katmandou, a-t-on appris auprès de la cour d'assises.

Traqué pendant plusieurs années par l'association népalaise Voice of children, Jean-Jacques Hayé avait été arrêté en 1998 au Népal. Deux plaintes avaient alors été déposées contre lui. Mais il avait été libéré sous caution en 2000.

Ecroué deux ans

Interpellé en 2002 lors d'un retour en France, il avait été écroué deux ans, le temps d'une instruction à Paris au cours de laquelle sept jeunes Népalais avaient été entendus. Le juge d'instruction l'avait renvoyé devant les assises pour viols et agressions sexuelles.

Mais le travailleur social avait profité d'une libération sous contrôle judiciaire, en juin 2004, pour s'enfuir une nouvelle fois et regagner le Népal. Un mandat d'arrêt international avait alors été délivré à son encontre.

En février 2010, il a finalement été extradé vers la France par les autorités népalaises, après une requête formulée par le Premier ministre lui-même.

Le Français nie

De nombreuses associations de défense de l'enfance, parties civiles, étaient présentes à l'audience. Plusieurs jeunes Népalais, pris en charge par le ministère français de la Justice, avaient également fait le déplacement de Katmandou pour assister au procès parisien.

Dans les années 1980, Jean-Jacques Hayé a fondé à Katmandou la «Maison des enfants de Chauni», un foyer accueillant les enfants orphelins ou abandonnés. Selon l'accusation, il aurait profité de cette activité pour commettre des viols et des agressions sexuelles sur une dizaine de garçonnets âgés de 9-10 ans. Seuls sept se sont constitués partie civile.

Jean-Jacques Hayé n'a eu de cesse de nier ces allégations. Selon Me Franck Berton, son client est victime d'une «manipulation» de la part de jeunes qui cherchent à «démolir son association». Ce qu'ils veulent, «c'est de l'argent» et c'est tout. (afp)

Ton opinion