Médecine spécialisée: Dix domaines seront évalués d'ici la fin de l'année
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Médecine spécialiséeDix domaines seront évalués d'ici la fin de l'année

La dispute autour de la répartition de la médecine de pointe risque de s'accentuer encore dans les semaines à venir.

Dix domaines hautement spécialisés seront passés à la loupe d'ici la fin de l'année par l'organe scientifique de la convention intercantonale.

Ce dernier remettra dans les mêmes délais ses propositions à l'organe de décision de la Convention intercantonale relative à la médecine hautement spécialisée (CIMHS), en place depuis le début de cette année. Cet organe de décision devra ensuite attribuer les différents secteurs de soins aux hôpitaux concernés.

Chirurgie cardiaque

Parmi les dix domaines passés en revue figurent notamment les transplantations d'organes et la neurochirurgie, indique mercredi le communiqué de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS). La chirurgie cardiaque, objet de nombreuses convoitises, figure aussi dans cette première liste de domaines soumis à évaluation.

Quant à la prise en charge des grands brûlés, qui fait aussi partie de cette première liste de domaine examinés, «elle ne devrait à l'avenir être possibe que dans des hôpitaux universitaires», selon le professeur Peter Suter, président de l'organe scientifique.

Manoeuvres zurichoises

La répartition des spécialités de la médecine de pointe est un serpent de mer de la politique hospitalière suisse. La convention entrée en vigueur le 1er janvier et approuvée par tous les cantons remplace un premier projet, plus directif.

Celui-ci prévoyait clairement de regrouper des spécialités médicales dans certains centres. Mais Zurich l'avait fait capoter en 2005, refusant de renoncer aux transplantations cardiaques.

En mars 2009, les mêmes Zurichois avançaient leurs pions et annonçaient un investissement de 30 millions de francs destiné à renforcer la position de leur hôpital universitaire dans le domaine de la médecine de pointe. Cette stratégie doit servir de coup de pouce aux établissements zurichois dans la répartition des compétences prévues par le concordat intercantonal, admettait le gouvernement zurichois, tout en réfutant toute politique du fait accompli.

Prudence

Plus prudente que le premier projet, la convention en vigueur depuis début 2009 prévoit la concentration de la médecine de pointe «dans un nombre limité de centres universitaires ou multidisciplinaires». Ceux-ci doivent être définis par l'organe supracantonal de décision.

Font actuellement partie de cet organe décisionnel les conseillers d'Etat des cinq cantons disposant d'un hôpital universitaire (VD, GE, BE, ZH et BS) ainsi que ceux de cinq autres cantons (en l'occurrence LU, SG, GR, TI et AG). Les tensions entre les cantons alémaniques, qui avaient plombé le premier projet d'accord, pourraient réapparaître lorsque les premières décisions tomberont.

(ats)

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