Actualisé 08.05.2008 à 20:23

DJ Laurent Wolf: «J'ai offert un sac à Madonna»

Le DJ français qui cartonne avec son single «No Stress» évoque sa participation au show parisien de Madonna

Comme chaque jeudi dans l'émission «Les patriotes» sur Rouge FM, un invité était interviewé par «20 minutes». Hier, c'est le DJ français Laurent Wolf qui s'est prêté au jeu, lui qui a fait la première partie du showcase de Madonna à l'Olympia, mardi.

− Laurent Wolf. Vous cartonnez avec votre dernier album, «Wash My World». Qu'est-ce que le succès a changé en vous?

− Cela renforce ma carrière professionnelle. Et comme c'est le premier album qui est signé dans autant de pays, ça va me permettre de voyager dans d'autres clubs à travers le monde. De plus le single «No Stress» sera travaillé par de prestigieux labels electro comme Ministry of Sound, aux Etats-Unis et au Royaume Uni, Time en Italie , Blanco y Negro en Espagne… Et le succès me permettra aussi de monter un autre studio à Miami à partir du mois de septembre.

− Mardi soir, vous faisiez la première partie du showcase de Madonna à l'Olympia. Comment avez-vous été choisi?

− Madonna est toujours à l'écoute des dernières tendances en matière de musique. Lorsqu'elle a choisi de venir en France présenter son album, elle a demandé à écouter les morceaux electro qui cartonnaient le plus. Ayant aimé «No Stress» et l'album, Madonna nous a contactés dans la foulée.

− Avez-vous pu la rencontrer?

− Oui, un court moment, mardi après-midi pendant les répétitions. Sinon c'est vrai qu'elle est extrêmement protégée. Elle est descendue de scène et j'ai pu lui donner l'album en main propre ainsi qu'un cadeau − un sac à main Thierry Mugler − pour la remercier de m'avoir invité.

− La rumeur dit que Madonna a chanté en play-back. Vrai?

− C'est totalement faux. Quand un chanteur enregistre en studio, il y a ce qu'on appelle la voix «lead», qui est la voix témoin du titre. Mais le chanteur pose aussi sa voix sur d'autres pistes avec les choristes, comme c'est le cas sur le duo Madonna-Justin Timberlake. Et mardi soir Madonna chantait bien en live la voix «lead». Ce n'était pas du tout du 100% play-back.

− Que représente-t-elle pour vous?

− C'est assez marrant, parce que j'ai tous ses vinyles. A mes débuts en tant que DJ, j'ai mixé sur «Holiday» notamment. Dire que vingt ans après j'ai eu la chance de la rencontrer, c'est quelque chose qui dépassait mes espérances.

− Quand reviendrez-vous mixer en Suisse?

− J'aime mixer chez vous. Le 2 mai dernier, j'étais au B Club, à Genève. L'ambiance était géniale, et José, le patron du club, est un type extraordinaire. Je crois pouvoir dire que c'était un des mes plus beaux souvenirs de soirée. Cet été je reviendrai pour la Lake Parade et, normalement, en septembre au Mad de Lausanne.

− A quoi carbure le DJ que vous êtes?

− Parfois aux vodkas pomme, mais surtout à l'eau et au sport. On croit toujours que l'univers de la nuit est celui de la dépravation pour les DJ connus. Mais franchement, si c'était le cas, je ne vois pas comment j'arriverais à mixer durant les cinq à six nuits que je fais par semaine en ce moment.

− Dans dix ans, vous qui êtes né le 16 novembre 1970, vous aurez 48 ans. Où serez-vous, que ferez-vous et avec qui?

− Je n'en sais rien du tout! Je ne regarde ni derrière ni devant. Et encore moins dans dix ans. Tout ce que je sais, c'est que je suis en train de travailler sur deux ou trois titres pour le prochain album de Beyoncé, qui sort début 2009. Et l'an prochain vous aurez l'occasion d'entendre un titre que j'aurai préparé avec un autre grand artiste de la scène internationale.

Pascal Pellegrino

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