Actualisé 05.02.2019 à 06:34

Syrie

Djihadistes détenus: les USA donnent leur avis

Washington a appelé lundi ses alliés à rapatrier leurs djihadistes détenus par les Kurdes pour éviter le risque de fuite.

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La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)

La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)

AFP
Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)

Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)

AFP
Les forces du régime syrien ont pénétré dans la ville stratégique de Saraqeb mercredi, poursuivant leur offensive dans la province d'Idleb. (Mercredi 5 février 2020)

Les forces du régime syrien ont pénétré dans la ville stratégique de Saraqeb mercredi, poursuivant leur offensive dans la province d'Idleb. (Mercredi 5 février 2020)

AFP

Les Etats-Unis ont appelé lundi les autres pays à rapatrier leurs djihadistes détenus en Syrie. Leur détention est l'un des nombreux casse-tête provoqués par le retrait militaire américain du pays.

Deux jours avant une rencontre internationale mercredi à Washington des ministres des affaires étrangères de la coalition contre l'Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, le département d'Etat américain a longuement insisté sur la «contribution» des combattants arabo-kurdes des forces démocratiques syriennes (FDS).

Rappelant que les FDS ont fait prisonniers «des centaines de terroristes étrangers venus de dizaines de pays», la diplomatie américaine exhorte leurs gouvernements «à rapatrier et juger chez eux» ces djihadistes.

Risque de fuite

Le risque est que, à la faveur du départ des Etats-Unis, les détenus échappent au «contrôle positif» des Kurdes et «fuient du nord-est de la Syrie vers des zones du monde plus permissives, d'où ils pourraient poursuivre le combat», met en garde un haut responsable américain.

Après avoir clairement fait savoir qu'il préférait voir les Français partis combattre sous la bannière de l'EI être jugés et incarcérés sur place par les Kurdes, le gouvernement français semble progressivement se résoudre à leur retour en raison du retrait des Etats-Unis.

Le président américain avait initialement invoqué la défaite de l'EI pour justifier le départ des soldats américains de la Syrie. L'argument a été largement contesté, notamment par le renseignement américain, selon lequel, le groupe sunnite ultraradical «contrôle encore des milliers de combattants en Irak et en Syrie» et «continuera à représenter une menace pour les Etats-Unis». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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