Actualisé 19.02.2020 à 20:33

TennisDjokovic ne se soucie pas de l'amour des autres

Souvent mal-aimé, le no1 mondial assure ne pas en prendre ombrage.

de
Sport-Center
Novak Djokovic: un trophée, un champion et un sourire un peu crispé.

Novak Djokovic: un trophée, un champion et un sourire un peu crispé.

Keystone

La cote d'amour de Novak Djokovic est devenue, ces dernières années, un thème récurrent dans le monde du tennis: comment peut-on gagner autant de titres et séduire aussi peu les foules? Chacun a évidemment sa propre idée sur la question, qu'il soit pro, anti ou indifférent à la personnalité du no1 mondial serbe. Une chose est certaine, l'intéressé affirme se désintéresser de la question: «Si les gens ne m'aiment pas, que puis-je y faire?, s'est interrogé Djoko mardi, en marge d'un événement en faveur de sa fondation à Belgrade, où il est adulé comme un héros. Je ne compte pas jeter de l'huile sur le feu. C'est quelque chose à quoi je ne veux pas prêter trop d'attention, je ne veux pas être perturbé par des émotions négatives, de la colère ou de la haine [] Si je devais gaspiller mon énergie dans ces histoires de savoir si on m'apprécie ou pas sur le circuit, ce serait encore pire et je ne veux pas ça. Bien sûr, vous voulez toujours que les gens vous aiment, mais je ne veux pas la négativité qui entoure cela.»

Un positivisme qui s'accorde parfaitement à un palmarès qui ne cesse de s'enrichir – son récent titre à Melbourne était son 17e en Grand Chelem, contre 19 à Rafael Nadal et 20 à Roger Federer. Novak Djokovic ne séduit pas le monde entier, mais il se montre intraitable avec les statistiques. Et il a visiblement choisi de ne plus se prendre la tête avec le ressenti des autres. «Personnellement, j'ai l'impression de recevoir beaucoup de soutien et de sympathie, a-t-il encore assuré. Quand j'affronte Federer ou Nadal, le public est de leur côté, mais cela ne veut pas dire que les gens me détestent. Cela ne veut pas dire que j'ai besoin de dresser la Serbie contre le reste du monde. Je n'aime d'ailleurs pas du tout cette idée.»

Quelques heures après avoir effectué cette mise au point, le Serbe s'est adonné à quelques échanges avec des gamins dans les rues de Belgrade (voir la vidéo ci-dessous), sans filet mais avec beaucoup de spontanéité. De quoi renforcer encore la cote d'amour que lui vouent ses compatriotes. Mais qu'en dira-t-on en dehors des frontières?

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