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RussieDmitri Medvedev élu à la tête du parti au pouvoir

L'ex-président russe a été élu à l'unanimité à la tête de Russie unie lors d'un vote à main levée samedi.

Vladimir Poutine (gauche) souhaitait depuis son élection que Dmitri Medvedev prenne les rênes du parti

Vladimir Poutine (gauche) souhaitait depuis son élection que Dmitri Medvedev prenne les rênes du parti

Le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a été élu samedi à la tête du parti au pouvoir, Russie unie, lors d'un congrès extraordinaire de cette formation à Moscou. L'ex-président russe succède ainsi à son mentor Vladimir Poutine revenu au Kremlin.

Au cours d'un vote à main levée, M. Medvedev a été élu à l'unanimité par les délégués du parti réunis au Manège, un bâtiment historique du XIXe siècle situé tout près du Kremlin, selon les images retransmises par la télévision russe.

Désignation attendue

Cette désignation était attendue, dans la mesure où Vladimir Poutine avait annoncé après son élection en mars à la présidence russe qu'il cèderait à Dmitri Medvedev les rênes du parti mis à mal par la contestation de ces derniers mois.

Dans son allocution devant les délégués et M. Poutine, M. Medvedev a indiqué qu'il voulait faire de Russie unie un parti «plus démocratique», «plus ouvert», et souligné que les jeunes devaient être «la plus grande priorité». M. Medvedev a toutefois reconnu qu'un «facteur de lassitude commençait à jouer contre le parti», hégémonique à la chambre basse du Parlement (Douma) depuis sa création en 2003.

Mouvement de protestation

Vladimir Poutine dirigeait Russie unie depuis 2008, année où il est devenu premier ministre faute de pouvoir effectuer un troisième mandat consécutif au Kremlin après ceux de 2000-2008. L'ex-agent du KGB avait alors laissé la présidence à M. Medvedev. Ce dernier a succédé à M. Poutine au poste de premier ministre.

Aux législatives de décembre, Russie unie a perdu un quart des sièges qu'il occupait à la Douma, obtenant tout juste la majorité absolue avec 238 sièges, après une écrasante majorité de plus des deux tiers (315 sièges sur 450) au précédent scrutin en 2007.

La victoire aux élections de fin 2011 a déclenché un mouvement de protestation sans précédent depuis l'arrivée au pouvoir de M. Poutine en 2000, l'opposition et les observateurs indépendants dénonçant des fraudes massives. Le pouvoir a rejeté ces accusations. (ats)

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