Crise en Ukraine: Dmitri Medvedev en visite en Crimée
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Crise en UkraineDmitri Medvedev en visite en Crimée

Le Premier ministre russe effectue une visite consacrée au développement socio-économique de cette péninsule du sud de l'Ukraine qui a rejoint la Fédération de Russie.

«Suis à Simféropol. Le gouvernement va évoquer ici le développement de la Crimée», a écrit le chef du gouvernement russe sur son compte Twitter.

M. Medvedev est accompagné par une délégation de membres du gouvernement russe, dont le vice-premier ministre Igor Chouvalov, pour une réunion consacrée au «développement socio-économique de la Crimée et de la ville de Sébastopol», selon un communiqué du gouvernement russe.

Le premier ministre se rendra aussi à Sébastopol où est basée la Flotte russe de la mer Noire, a rapporté l'agence Ria-Novosti. Il s'agit de la première visite d'un dirigeant russe de haut rang depuis le rattachement de la Crimée à la Russie.

Le ministre de la Défense Sergueï Choïgou s'était déjà dans la péninsule la semaine dernière pour y inspecter les troupes et visiter les installations militaires. Le président Vladimir Poutine ne s'y est pas encore rendu depuis le rattachement.

Moscou «retire progressivement» ses troupes

En attendant, la Russie a «progressivement retirée» ses troupes massées à la frontière de l'Ukraine, a indiqué lundi à l'AFP un porte-parole du ministère ukrainien de la Défense, qui craignait une invasion de l'Est du pays après la perte de la Crimée. «Les forces russes se retirent progressivement de la frontière», a indiqué le porte-parole Olexiï Dmytrachkivski. «C'est peut être lié au besoin d'assurer une relève. L'autre hypothèse, c'est que ce serait lié aux négociations entre la Russie et les Etats-Unis» dimanche soir à Paris.

Jeudi, le président du conseil de sécurité nationale ukrainien Andriï Paroubiï avait affirmé que Moscou avait massé 100'000 soldats le long de sa frontière avec l'Ukraine. Les Etats-Unis ont évoqué la présence de 20'000 hommes et font du retrait de ces forces un préalable à toute sortie de crise, comme l'a répété dimanche à Paris le secrétaire d'Etat américain John Kerry après un entretien avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

«Premier signe de détente»

Le président roumain Traian Basescu a salué lundi à Bucarest le début du retrait des troupes russes massées à la frontière est de l'Ukraine mais a appelé ses partenaires à rester attentifs.

«Je salue le début du désengagement des forces militaires russes à la frontière de l'Ukraine. C'est un premier signe de détente de la situation dans la région», a déclaré M. Basescu lors d'une conférence de presse.

Le chef de l'Etat a appelé ses partenaires à rester attentifs à l'évolution des événements, soulignant que «la Fédération russe a prouvé qu'elle pouvait être imprévisible». La Roumanie, ex-pays communiste aujourd'hui membre de l'Otan et de l'Union européenne, partage une large frontière avec l'Ukraine. (afp)

Moscou «retire progressivement» ses troupes

La Russie «retire progressivement» ses troupes massées à la frontière de l'Ukraine, a indiqué lundi à l'AFP un porte-parole du ministère ukrainien de la Défense, qui craignait une invasion de l'Est du pays après la perte de la Crimée.

«Les forces russes se retirent progressivement de la frontière», a indiqué le porte-parole Olexiï Dmytrachkivski. «C'est peut être lié au besoin d'assurer une relève. L'autre hypothèse, c'est que ce serait lié aux négociations entre la Russie et les Etats-Unis» dimanche soir à Paris.

Jeudi, le président du conseil de sécurité nationale ukrainien Andriï Paroubiï avait affirmé que Moscou avait massé 100'000 soldats le long de sa frontière avec l'Ukraine. Les Etats-Unis ont évoqué la présence de 20'000 hommes et font du retrait de ces forces un préalable à toute sortie de crise, comme l'a répété dimanche à Paris le secrétaire d'Etat américain John Kerry après un entretien avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

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