Actualisé 10.01.2012 à 19:36

Belgique«Dodo la saumure» va être remis en liberté

La justice belge a décidé mardi de remettre en liberté, sans condition et sans paiement d'une caution, Dominique Alderweireld, dont le nom a été cité dans l'affaire du Carlton de Lille.

Dominique Alderweireld, 62 ans, propriétaire de plusieurs établissements de prostitution en Belgique le long de la frontière française, a été inculpé par la justice belge de trafic d'êtres humains et est incarcéré depuis début octobre à Ypres, dans le nord de la Belgique.

Le 29 novembre, la chambre du conseil de Courtrai, une juridiction d'instruction, avait déjà décidé sa remise en liberté, assortissant toutefois cette décision du versement d'une caution de 75'000 euros.

Dominique Alderweireld et ses proches n'ont toutefois pas réussi à réunir cette somme et l'auto-proclamé «roi des salons de massage» avait interjeté appel de cette décision.

Pas confirmé

Mardi, la chambre des mises en accusation de Gand (nord) a décidé de le remettre en liberté, cette fois sans condition et sans versement d'une caution, selon l'agence de presse belge.

Les avocats de M. Alderweireld n'étaient pas joignables dans l'immédiat pour commenter l'information.

Son procès pour proxénétisme devant le tribunal correctionnel de Tournai, dans le cadre d'une affaire distincte, a été renvoyé au 1er mars 2012. (afp)

«Dodo la saumure» dément avoir «fourni des filles» à DSK

«Dodo la saumure», cité dans l'affaire du Carlton de Lille, a retrouvé la liberté mardi après trois mois de prison en Belgique et répété qu'il n'avait «pas fourni de filles» à l'ancien patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

«DSK, je ne le connais absolument pas», a-t-il affirmé à sa sortie de la prison d'Ypres, dans le nord de la Belgique, où il était incarcéré depuis le 1er octobre. «A DSK, je n'ai pas fourni de filles. Les filles sont indépendantes chez moi, complètement. Il y a deux filles qui travaillent chez moi qui ont rencontré DSK à Paris, point final», a-t-il déclaré.

«Je ne savais même pas qu'elles allaient voir DSK», a ajouté devant les journalistes le «roi des salons de massage» autoproclamé, dont les déclarations ont été filmées par la télévision belge RTBF. Il avait déjà tenu ces propos dans des interviews données dans sa cellule.

A Ypres, il a reconnu que sa propre compagne, Béatrice Legrain, était l'une des deux prostituées qui sont «allées dans ce fameux restaurant» de Paris, où l'ancien favori socialiste à la présidentielle française aurait participé à une soirée libertine en leur compagnie.

«Elle s'exprimera elle même. Il n'y a pas eu de viol, y'a jamais rien eu. Elles ont déjeuné ou dîné avec DSK, point final», a ajouté le Français, âgé de 62 ans, qui a également expliqué qu'il allait «lancer un syndicat» pour que la prostitution, jusqu'ici tolérée par la justice en Belgique, soit totalement légalisée.

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