France - Qatar: Doha a porté plainte pour diffamation contre le FN
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France - QatarDoha a porté plainte pour diffamation contre le FN

Peu après l'attaque de «Charlie Hebdo», le numéro 2 du parti d'extrême-droite avait critiqué le Qatar et l'Arabie saoudite, affirmant: «Ces pays financent l'islamisme qui tue.»

Les propos de Florian Phillipot sont mal passés à Doha.

Les propos de Florian Phillipot sont mal passés à Doha.

Le Qatar a porté plainte pour diffamation contre le vice-président du Front national Florian Philippot qui a accusé l'émirat de financer «l'islamisme qui tue» dans la foulée des attentats de janvier à Paris. Le dirigeant du FN a immédiatement réagi, maintenant ses propos.

«M. Philippot a de manière répétée et publiquement laissé entendre qu'il y avait un lien entre ces actes terroristes et l'Etat du Qatar, portant atteinte à la réputation du Qatar et de l'ensemble de ses citoyens», indique l'Etat qatari dans un communiqué.

Le Qatar rappelle avoir condamné dans les heures qui ont suivi les attaques de janvier à Paris «ces actes dans les termes les plus vifs, affirmant son soutien à la France et sa solidarité avec les victimes.» Le Qatar continue à le faire», ajoute-t-il.

Sur Twitter, Florian Philippot a maintenu ses propos et en a appelé à la liberté d'expression. «Le Qatar ne me fera pas taire. Une dictature islamiste n'a pas à dicter aux Français ce qu'ils ont le droit de dire. Appel aux démocrates!», écrit-il.

«Collusion politique» dénoncée

Contacté par Reuters, il note que les deux avocats qui représenteront le Qatar ont «des liens forts avec le PS et l'UMP» et se pose la question d'une éventuelle «collusion politique» avec le Qatar.

A la suite des attentats de Paris, le vice-président du Front national avait dénoncé la «relation incestueuse» entre la France et le Qatar et l'Arabie saoudite, deux pays qui selon lui «financent l'islamisme qui tue». Il avait affirmé quelques jours plus tard qu'il existait «pléthore» de preuves d'un tel financement.

À la fin janvier, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius avait indiqué que les enquêtes «précises» menées par les services de renseignements français avaient «montré que ce n'est pas exact». (ats)

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