Dolores O'Riordan donnera un concert unique à Zurich
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Dolores O'Riordan donnera un concert unique à Zurich

ZURICH – L'ex-chanteuse du groupe Cranberries, qui fera son come-back lors d'un concert au Kaufleuten le 1er juin, s'est prêtée au jeu de l'interview

– Dolores, vous devez votre carrière à cette voix si spéciale. Vous l'avez fait assurer?

– Non, mais je suis heureuse de posséder cette voix, c'est mon identité. Elle a été pendant longtemps la seule chose que j'avais.

– Votre groupe The Cranberries, qui s'est séparé il y a quatre ans, a vendu des millions d'albums. Nourrissez-vous la même ambition pour votre carrière solo?

– Ce serait très cool si j'avais le même succès en tant qu'artiste solo. Je croise les doigts pour que mon album marche.

– En tant que leader des Cranberries, vous avez chanté contre la politique, la terreur et le pouvoir. Dans «Are You Listening ?» vous parlez de votre mari et de la naissance de votre fille. C'est plutôt un changement radical, non?

– C'est dans le cours des choses de changer. Ce serait ennuyeux si aujourd'hui encore je ne parlais que de guerre dans mes textes. En devenant mère, je me sens mieux dans ma peau.

– Votre rébellion plaisait aux fans, et la chanson «Zombie» a fait de vous une star. Vous reste-il un peu de cette colère?

– Dieu merci, non! Je ne suis plus aussi révoltée qu'à 20 ans. Avec l'âge, je me suis apaisée.

– En 1994, vous avez joué la carte de la provocation à votre mariage, en portant une robe transparente avec une culotte blanche en dessous. Comment vous est venue l'idée?

– J'étais un vrai garçon manqué et je détestais les robes traditionnelles qui ressemblent à des abat-jour! Tout le monde était choqué, mais moi ça me plaisait. Chaque femme devrait pouvoir porter la robe de mariée qu'elle désire!

– Sur la photo de votre album, vous avez l'air douce comme un agneau. Même vos cheveux, autrefois signe de votre rébellion, ont été domptés.

– C'est juste. Auparavant, j'arborais une couleur de cheveux différente pour chaque album. Mais c'est terminé. Ils sont noirs, ma couleur naturelle. J'assume aussi mieux ma peau blanche que je détestais. Cela a pris beaucoup de temps pour m'accepter.

– Quand vous vous regardez dans le miroir, le reflet vous plaît-il?

– Oui, ça me convient. Nous sommes fanatiques lorsqu'il s'agit de notre apparence. Surtout dans le milieu de la musique, où l'on est constamment entouré de caméras et où la pression extérieure est énorme.

– Où vous voyez vous dans dix ans?

– J'espère que je serai toujours là.

Caroline Lenoir

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