Domenech soutenu par sa fédération
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Domenech soutenu par sa fédération

Jean-Pierre Escalettes, président de la Fédération française de football (FFF), assure qu'il soutiendra «jusqu'au bout» le sélectionneur de l'équipe de France Raymond Domenech.

Alors que son nom circule, Didier Deschamps avoue être intéressé, mais se refuse d'en parler tant que l'Euro n'est pas fini.

Dans un entretien au Monde daté de mardi, M. Escalettes assure: «Nous sommes un tandem. Je ne suis pas un homme déloyal, je ne dirai pas: 'Raymond, démission'. Je suis pour son maintien jusqu'en 2010. Mais c'est la vérité d'aujourd'hui, d'autres paramètres peuvent entrer en considération».

Interrogé sur le coaching critiqué de Domenech, il note que «les faits lui ont prouvé qu'il avait eu tort», mais que le sélectionneur «ne détient pas la vérité avec un grand V». De toute façon, «jamais vous ne m'entendrez dans ce débat» et Domenech «fait ses choix». «Nous avons une bonne sélection, même si ce n'est pas la super équipe qui fera trembler tout le monde. On a des jeunes en devenir, il faut juste éviter de s'endormir. En cas d'échec total, on partira sur un autre challenge, la Coupe du monde 2010», ajoute M. Escalettes.

Pour sa part, Didier Deschamps, ancien entraîneur de Monaco et de la Juventus, «ne cache pas qu'(il) aimerait effectivement revenir bientôt sur un banc d'entraîneur». «Et ce serait pour moi une grande fierté de devenir un jour sélectionneur de l'équipe de France».

Mais «cette question n'a pas lieu d'être, à la veille d'un match aussi important que celui qui attend les Bleus», précise Didier Deschamps qui tient un billet dans le quotidien à l'occasion de l'Euro 2008.

«Je voudrais qu'il n'y ait aucune ambiguïté sur ce sujet, alors que mon nom est évoqué ici et là pour succéder à Raymond Domenech, dans l'hypothèse où celui-ci serait démis de ses fonctions», explique-t-il. «Je n'en suis pas à espérer qu'il se casse la gueule».

«Que les choses soient bien claires: je suis supporter des Bleus et je le serai plus que jamais mardi 17 juin, à l'heure où l'équipe de France affrontera l'Italie», conclut l'ancien capitaine de l'équipe de France championne du monde en 1998. (ap)

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