Crise économique: Dominique Strauss-Kahn table sur une reprise en 2010
Actualisé

Crise économiqueDominique Strauss-Kahn table sur une reprise en 2010

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a tablé mercredi sur une reprise de l'économie mondiale début 2010.

Si «toutes les bonnes politiques sont mises en oeuvre en matière de soutien budgétaire», a-t-il toutefois ajouté.

En visite à Paris, M. Strauss-Kahn a estimé que l'assainissement du secteur financier n'était pas encore assez rapide. Il s'exprimait à l'issue de son audition à huis clos par la commission des Finances de l'Assemblée. Il avait rencontré plus tôt dans la journée le président Nicolas Sarkozy à l'Elysée.

«Ce qui a été fait me semble satisfaisant. Evidemment, on peut toujours espérer plus parce que la crise est quand même là et en 2009 ça va être dur», a-t-il ajouté. «La crainte que j'ai c'est qu'on n'aille pas assez vite dans l'assainissement du secteur financier», a poursuivi Dominique Strauss Kahn.

«Or les économies ont besoin aujourd'hui que le crédit circule à nouveau, que les entreprises soient à nouveau financées et que les particuliers puissent à nouveau acheter des logements et là, les procédures d'assainissement du système financier sont encore un peu lentes».

Appel du FMI suivi

Dominique Strauss-Kahn a estimé que le plan de relance mondial lancé en janvier 2008 par le FMI était suivi.

«De ce point de vue là, je suis très satisfait de ce que les gouvernements, chacun comme ils le pouvaient, (...) aient lancé à l'appel du FMI de grands plans de relance pour éviter que la crise soit trop profonde», a-t-il dit.

«Maintenant, il faut laisser ces plans se dérouler, voir leurs effets et puis il faut aussi qu'on s'occupe de l'autre versant qui est très important, celui de la régulation et celui de l'assainissement des secteurs financiers», a-t-il ajouté.

Interrogé par ailleurs sur l'idée chinoise de créer des monnaies de réserve, le directeur général du FMI l'a jugée «intéressante». Mais je me concentre aujourd'hui sur la façon de comment résoudre la crise et de changer le système», a-t-il ajouté.

(ats)

Ton opinion