Genève - «Dommage, il n’y a aura pas de grands raouts du 1er Août»
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Genève«Dommage, il n’y a aura pas de grands raouts du 1er Août»

Les restrictions Covid restent encore trop importantes pour que les communes préparent à temps une Fête nationale «comme avant» la pandémie.

par
David Ramseyer
Dans de nombreuses communes, le feu de joie du 1er Août pourrait ne pas s’allumer cette année.

Dans de nombreuses communes, le feu de joie du 1er Août pourrait ne pas s’allumer cette année.

Magali Girardin/TDG

«Même si un nouvel allègement des mesures Covid est encore possible, les délais seront a priori trop courts pour modifier les plans prévus aujourd’hui pour la Fête nationale», déplore Xavier Magnin, conseiller administratif à Plan-les-Ouates et à la tête de l’Association des communes genevoises (ACG). La jauge autorisée pour le public, les conditions et les contrôles sanitaires sont autant d’incertitudes et de contraintes qui exigent de s’organiser en avance. «Ça ne s’improvise pas et, in fine, cela oblige à réduire le côté traditionnellement festif et ouvert de la manifestation.»

Le président de l’ACG annonce ainsi qu’une majorité de municipalités devrait cette année encore limiter- voire annuler – les célébrations, ou alors trouver des solutions alternatives. «C’est bien dommage, commente Xavier Magnin. Il n’y aura pas de grands raouts du 1er Août.»

Grandes et petites communes pas sur pied d’égalité

Confirmation du côté de la ville de Meyrin, où résident quelque 26’000 personnes. La fête, qui attire d’habitude des milliers d’habitants, n’aura pas lieu. Du moins pas sous sa forme habituelle. «Chaque édition est planifiée dès le début du printemps, il est impensable de changer de fusil d’épaule maintenant, relève le conseiller administratif Laurent Tremblet. On se dirige donc vers des célébrations plus petites et itinérantes, de quartier en quartier, avec des spectacles et une partie officielle, un peu comme l’an passé». Meyrin ne prévoit pour l’heure pas de show pyrotechnique ni de feu de joie.

La donne pourrait cependant être différente dans les toutes petites communes. «On a toujours quelque 300 personnes pour le 1er Août, ce qui correspond à la jauge autorisée aujourd'hui, calcule Pascal Dethiollaz, adjoint au maire d’Avully. En plus, le site sur lequel se déroulent les célébrations n’a qu’un accès, il est donc facile d’installer un contrôle.» Résultat: dans le village, le programme de la Fête nationale pourrait ressembler à ce qu’il était avant la pandémie, avec un bûcher et des fusées dans le ciel. Pour le défilé aux lampions, «ce n’est pas décidé, mais le préavis est positif», assure l’élu. «Depuis le début de la législature, il y a un an, on n’a fait qu'annuler ou restreindre des manifestations. Ce serait bien de pouvoir enfin organiser une belle fête!»

Lausanne dans l’incertitude

A l’instar de plusieurs communes vaudoises, la capitale cantonale ne sait pas encore de quoi sera fait son 1er Août. «Aucune décision n’a encore été prise, nous sommes dans l’attente d’éventuelles annonces fédérales à la fin juin et on réagira au dernier moment», indique la Municipalité. Reste que l’organisation d’un tel événement demande du temps et les délais seront courts, admet la Ville de Lausanne. «Cela dit, il y aura une célébration - avec un aspect populaire, c’est essentiel. Mais impossible aujourd’hui de dire en détail à quoi ressemblera la fête.»

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