Genève - Don du sang: Genève craint la pénurie
Publié

GenèveDon du sang: Genève craint la pénurie

Les Hôpitaux universitaires ont lancé un appel urgent aux dons après un mois de juin en deça des attentes.

par
Maria Pineiro
En juillet-août, il y a généralement 10 à 20% de donneurs en moins. 

En juillet-août, il y a généralement 10 à 20% de donneurs en moins.

Lucien Fortunati/TDG

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) tirent la sonnette d'alarme. Les réserves de sang sont actuellement à un niveau très bas. Comme le canton de Vaud il y a un mois, le Centre de transfusion sanguine (CTS) lance «un appel urgent» aux dons. Le mois de juin a connu une baisse du nombre de dons. «Genève a besoin de 1000 dons mensuels pour répondre à la demande, détaille la Dre Sophie Waldvogel Abramowski, médecin responsable du CTS. En juin, seules 800 doses ont été récoltées.» Dans le même temps, le nombre d'accidents hémorragiques, accidents ou opérations, a augmenté, ce qui explique la situation «très tendue» de ce début d'été. «Certains patients ont besoin de beaucoup de sang, parfois 30 ou 40 doses. Cela peut aller très vite», souligne la responsable.

Stopper les opérations non-urgentes

Si les réserves sont au plus bas, c’est à cause de nombreuses annulations de collectes au sein des entreprises dues au télétravail et d’une diminution du nombre de donneurs. «Pendant le confinement, nous avons assisté à un véritable élan de solidarité, relève Sophie Waldvogel Abramowski. Aujourd’hui, on sent que la population est fatiguée. Ce qui est compréhensible. Il y a des incertitudes liées à la crise du Covid-19. Nous ne savons pas comment les donneurs vont réagir ces prochaines mois. » A cela, il faut encore ajouter la période de vacances: «Si nous tirons la sonnette d’alarme, c’est parce que nous sommes en juillet-août, poursuit-elle. Durant l’été, nous avons d’habitude 10 à 20% de dons en moins.» Si la pénurie devait se poursuivre, alors, «il faudrait stopper les opérations électives (ndlr: non urgentes) à risques hémorragiques», explique la doctoresse. Genève n’en est pas encore là, puisque le CTS peut compter sur le réseau helvétique afin de pallier des baisses passagères.

Ton opinion

44 commentaires