Actualisé 05.08.2016 à 15:25

Etats-Unis«Donald Trump est un agent russe qui s'ignore»

Un ancien directeur de la CIA estime que le candidat républicain, s'il était élu président, serait un risque pour la sécurité du pays.

Donald Trump, le candidat du parti républicain à l'élection présidentielle, est «un agent de la Fédération de Russie, sans qu'il s'en rende compte», a accusé vendredi un ancien patron de la CIA, dans un éditorial du «New York Times».

Dans cet éditorial, où il explique les raisons qui vont le faire voter pour la candidate démocrate Hillary Clinton, Michael J. Morell critique fort sévèrement le candidat républicain, affirmant que Donald Trump est «non seulement pas qualifié pour cet emploi (ndlr: de président des Etats-Unis) mais il pourrait même poser un risque pour notre sécurité nationale».

«Dans le monde du renseignement, nous dirions que Monsieur Poutine (ndlr: le président russe) a recruté Monsieur Trump comme un agent de la Fédération de Russie sans qu'il s'en rende compte», écrit le chef espion, qui a passé 33 ans à la CIA, où il a été directeur adjoint et qu'il a aussi dirigée par intérim.

«Poutine a exploité les faiblesses de Trump»

Michael J. Morell rappelle que Vladimir Poutine est un ancien agent du renseignement, rompu à la découverte des failles chez ses cibles et au meilleur moyen de les exploiter.

Pendant les primaires, «Monsieur Poutine a exploité les faiblesses de Monsieur Trump en le complimentant. Et ce dernier a réagi comme Monsieur Poutine l'avait prévu», dit-il. Il a rappelé que le milliardaire a qualifié le président russe de grand leader, qu'il a encouragé les services de renseignements russes à espionner sa rivale démocrate et qu'il a remis en cause l'engagement des Etats-Unis au sein de l'Otan, en cas d'agression russe d'un pays balte.

Il accuse aussi Donald Trump d'avoir «miné la sécurité du pays en appelant à interdire aux musulmans l'entrée dans le pays», ce qui renforce la propagande des djihadistes qui affirment que la lutte contre le terrorisme est en fait une guerre contre l'islam.

Confiance en Clinton

Par contraste, l'ancien haut responsable, apporte un soutien et un hommage appuyé à l'ancienne secrétaire d'Etat du président Obama. «J'ai confiance qu'elle saura remplir la tâche la plus importante d'un président: assurer la sécurité du pays», a-t-il dit.

Il a rappelé qu'elle avait été l'une des plus ardentes avocates du raid qui avait permis de tuer Oussama ben Laden et que, lors des nombreuses réunions auxquelles il a participé en présence de Hillary Clinton, celle-ci connaissait ses dossiers, posait de bonnes questions et changeait d'avis quand on lui présentait le bon argument. (nxp/afp)

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!