France 5: «Donnez-nous des idées d'objectifs pour la Suisse!»
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France 5«Donnez-nous des idées d'objectifs pour la Suisse!»

Nans et Mouts reprennent la route, toujours aussi nus, culottés et motivés par ce que leur réservent voyages et inconnu.

par
Mathilde Jarry

Premier objectif des six prévus dans cette saison 2 de «Nus et culottés»: manger un chocolat avec le roi de Belgique. Sans valise, sans vêtements, sans argent, mais seulement avec trois caméras, ces deux ingénieurs comptent sur la générosité des gens et sur leur bonne étoile.

Pouvez-vous nous assurer que rien n'est scénarisé?

Nans: Rien du tout! Mis à part le lieu de départ et l'objectif. Scénariser notre voyage enlèverait toute magie. Notre but est de se jeter dans l'inconnu.

Comment fixez-vous vos objectifs?

N: On a fait une liste de tous nos rêves d'enfant. Ensuite on a choisi ceux qui pouvaient faire rêver les gens et qui étaient réalisables.

Vous êtes toujours de bonne humeur. N'y a-t-il jamais de ­moments de galère?

N: Ça nous arrive d'en avoir marre. Mais je kiffe tellement l'aventure que ces moments où l'on ne sait pas ce qu'il va se passer me font vibrer.

Mouts: Dans le 1er épisode, en Allemagne, on a mis 4 heures à trouver un logis. Mais ce sont ces moments-là dont on se rappellera plus tard!

Les trois caméras que vous avez avec vous effraient-elles les gens, ou au contraire, est-ce que ça les rassurent?

N: Ca peut être les deux. Quant on a conçu le système du baluchon, le but était de rendre la caméra aussi discrète que possible pour garder la magie de la rencontre. Ensuite, quand les gens étaient mis au courant, pour la plupart, ça n'a eu aucune influence. 5% nous demandent de dégager et 5% entrent dans un rapport de séduction car ils pensent que nous sommes de la télé.

Retenez-vous une rencontre particulière de la 2e saison?

M: Isabelle, la mère de famille dans «Objectif Belgique», m'a beaucoup touchée. Elle se considère ­comme une chercheuse sur l'humain à travers ses livres et ses réflexions. C'est une voyageuse sédentaire, alors que j'ai besoin d'être sur la route.

N: Perso, je garde en tête Dominique dans «Objectif Sardaigne», qui a été proxénète, qui a volé, braqué, tué. Il a passé 10 ans en prison. Il en a parlé très sereinement, car il se sent «propre à l'intérieur». Il a payé sa dette à la société. Ça m'a beaucoup touché.

Y a-t-il des différences avec la saison 1?

M: Notre volonté était d'équilibrer les rencontres. On souhaitait passer davantage de temps avec les personnes que l'on rencontrait, et lâcher du lest sur notre objectif.

Comment faites-vous pour le montage des épisodes?

N: C'est très frustrant de ramener 80 heures de tournage pour n'en garder que 52 minutes. Mais on commence à avoir un œil aiguisé sur ce que l'on va garder ou pas!

Vous n'avez pas encore d'objectif suisse...

N: S'il y a une saison 3, on aimerait passer par ce pays. On attend les idées d'objectifs des Suisses sur notre page Facebook!

Le premier épisode est à découvrir jeudi soir à 20h35 sur France 5.

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