Procréation assistée: Dons d'ovules: le National classe une initiative
Actualisé

Procréation assistéeDons d'ovules: le National classe une initiative

Les dons d'ovules ne sont pas près d'être autorisés en Suisse.

photo: AFP/ARCHIVES

A quelques mois de la votation sur le diagnostic préimplantatoire, le National a accepté vendredi tacitement de classer une initiative parlementaire de l'ancien conseiller national Jacques Neirynck (PDC/VD).

Pour l'initiant, il n'y a pas lieu de faire une différence entre le don d'ovules et le don de spermatozoïdes, qui est autorisé. Avec son texte, le don d'embryons resterait en revanche interdit, tout comme les mères porteuses.

Il y a deux ans, la commission de la science du National avait soutenu l'initiative. Malgré le feu vert obtenu sur le fil de son homologue du Conseil des Etats, elle a renoncé le mois dernier à rédiger un projet concret et recommandé par 19 voix contre 4 le classement de l'initiative.

La majorité estime, au vu de la complexité de ce thème, que l'initiative parlementaire n«est pas l'instrument adéquat. Il faudrait modifier plus du tiers de la loi sur la procréation médicalement assistée, ce qui dépasse le cadre du travail parlementaire, a expliqué Géraldine Marchand (PDC/VS).

La commission pourrait revenir ultérieurement sur le sujet via une motion. Elle estime par ailleurs que ce serait un mauvais signal d'ouvrir la discussion sur le don d'ovules avant la votation du 5 juin sur la révision de la loi sur procréation médicalement assistée.

Votation à venir

Les sénateurs avaient déjà refusé d'inclure la question du don d'ovules dans cette réforme. Le Parlement propose de lever l'interdiction de diagnostic préimplantatoire pour les couples risquant de transmettre une maladie grave à leur enfant, mais à des conditions très strictes.

Il assouplit également les conditions de la procréation médicalement assistée. Jusqu'à douze embryons pourront être développés par cycle de traitement. Les embryons de tous les couples pourront en outre être congelés. Malgré les limites posées à la sélection d'embryons, le Parti évangélique suisse a lancé le référendum. Avec des organisations actives dans le domaine du handicap, il craint une application presque sans réserve du diagnostic préimplantatoire. (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion