Athlétisme - Dopage: l’alibi du burrito au porc ne passe pas
Publié

AthlétismeDopage: l’alibi du burrito au porc ne passe pas

Détentrice des records des États-Unis du 5000m et du 1500m, Shelby Houlihan a été suspendue par l’Agence mondiale antidopage pour un contrôle positif à un stéroïde anabolisant.

L’athlète américaine Shelby Houlihan a annoncé qu’elle avait été suspendue 4 ans après avoir été contrôlée positive à la nandrolone, ce qu’elle a mis sur le compte d’un burrito au porc avant le test.

L’athlète américaine Shelby Houlihan a annoncé qu’elle avait été suspendue 4 ans après avoir été contrôlée positive à la nandrolone, ce qu’elle a mis sur le compte d’un burrito au porc avant le test.

AFP

Prétendante au podium pour les Jeux olympiques de Tokyo, Shelby Houlihan va devoir changer ses plans. Alors que les sélections olympiques américaines approchent, l’athlète a annoncé elle-même sa suspension de 4 ans sur les réseaux sociaux.

En janvier, la coureuse de demi-fond de 28 ans avait été mise au courant par l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU) qu’un de ses tests réalisés par l’Agence mondiale antidopage (AMA) était positif à un stéroïde anabolisant, la nandrolone.

La championne avait directement nié avoir volontairement pris cette substance proscrite. Selon elle, ce résultat pourrait s’expliquer par un malheureux hasard. Elle aurait consommé un burrito à la viande de porc la veille du test.

Dans le texte qu’elle a transmis pour annoncer la sanction, elle soutient qu’avant l’annonce de l’AMA, elle n’avait «jamais entendu parler de la nandrolone».

Elle s’est ensuite expliquée sur son alibi concernant le burrito: «J’ai appris depuis que l’AMA avait compris depuis longtemps que la consommation de porc pouvait entraîner un faux positif à la nandrolone, car certains types de porcs en produisent naturellement en grande quantité. La viande d’organes de porc (abats) présente les niveaux les plus élevés de nandrolone».

Confirmation du TAS

Shelby Houlihan décrit ensuite dans son post le chemin de croix parcouru pour tenter d’annuler la sanction. D’autres tests toxicologiques ont été effectués, prouvant qu’il n’y avait pas d’accumulation de cette substance dans son corps.

Mais rien n’y a fait. Vendredi, c’est le Tribunal arbitral du sport qui s’est exprimé, refusant l’argumentation de l’athlète de 28 ans et confirmant la suspension de 4 ans.

Celle qui affirme ne jamais s’être dopée et qui a essayé de le prouver se dit «complètement dévastée, perdue, brisée, en colère, confuse et trahie par le sport qu’elle a aimé».

(Sport-Center)

Ton opinion

12 commentaires