Athlétisme: Dopage: le patron des relais suisses pas surpris
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AthlétismeDopage: le patron des relais suisses pas surpris

Sans langue de bois, Laurent Meuwly a une vision tranchée des accusations de dopage contre les Russes et les Kényans.

par
Bertrand Monnard
Laurent Meuwly estime que l'image, notamment des athlètes kényans, s'est fissurée.

Laurent Meuwly estime que l'image, notamment des athlètes kényans, s'est fissurée.

Le nouveau scandale qui éclabousse l'athlétisme mondial n'a pas fini de faire des vagues. Entre 2011 et 2012, Jeux olympiques et Mondiaux confondus, un médaillé sur trois aurait eu des valeurs sanguines suspectes, a révélé samedi la chaîne allemande ARD. Principaux accusés, les athlètes russes et kényans, dont les fédérations sont connues pour leur laxisme.

Patron de l'athlétisme romand, Laurent Meuwly ne s'avoue nullement étonné concernant les Kényans. «On a longtemps pensé que s'ils étaient si forts, c'était uniquement grâce à Dame nature: parce qu'ils allaient à l'école en courant, qu'ils s'entraînaient en altitude, explique l'entraîneur fribourgeois. Aujourd'hui, cette image s'est fissurée. Une victoire dans un marathon peut rapporter 1 million. Et ces athlètes sont entourés d'une multitude de managers. La tentation, forcément, existe.»

Meilleure marathonienne du monde, Rita Jeptoo a été contrôlée positive en janvier et les soupçons se multiplient sur d'autres athlètes. En avril, l'Agence mondiale antidopage a une nouvelle fois accusé la fédération kényane de laxisme, lui reprochant de «n'avoir aucun programme de lutte».

En revanche, Laurent Meuwly pense que, malgré les révélations de ce week-end, la situation s'est plutôt améliorée en Russie: «Il y a du progrès. Côté féminin, les Russes ne dominent plus autant des disciplines comme le 400 m ou le 800 m, ce qui est plutôt bon signe.»

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