Actualisé 21.02.2014 à 11:47

Johann Schneider-Ammann«Dorénavant, la zizanie est un luxe»

Pour surmonter les difficultés après le «oui» à l'initiative de l'UDC, la Suisse doit serrer les rangs, estime le conseiller fédéral dans un entretien. Il est également revenu sur la polémique liée au groupe Ammann.

«Dorénavant, la zizanie est un luxe», a déclaré vendredi Johann Schneider-Ammann dans une interview au journal «Le Matin». Le conseiller fédéral pense que l'UDC va s'engager de manière constructive dans les discussions avec l'Union européenne.

En effet, pour le ministre de l'Economie, l'UDC «ne peut pas prendre le risque de voir notre économie chuter, avec toutes les conséquences que cela aurait pour l'emploi». L'essentiel, à présent, est de «trouver des solutions et de ne pas perdre du temps».

Le gouvernement travaille en ce moment sur un accord provisoire pour les semaines à venir, ajoute Johann Schneider-Ammann, qui se veut rassurant. Car «l'incertitude actuelle est un poison pour tous les gens concernés, scientifiques ou entrepreneurs».

La Suisse a encore une carte à jouer vis-à-vis de l'Union européenne, notamment dans la recherche et la science, «où nous sommes les plus innovants», conclut-il.

«On ne peut juger les actes d'hier avec la morale d'aujourd'hui»

Dans le domaine de la fiscalité, la morale a beaucoup évolué, remarque vendredi le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann, revenant dans une interview au quotidien «Le Matin» sur les reproches d'optimisation fiscale du groupe Ammann.

«On ne peut pas juger les comportements d'hier avec la morale d'aujourd'hui», plaide-t-il.

«A l'époque, ce que le groupe a fait, beaucoup d'autres entreprises le faisaient», ajoute le conseiller fédéral libéral-radical. Les autorités fiscales bernoises, après avoir enquêté, n'ont découvert aucune activité illégale, rappelle-t-il.

Mercredi, la commission des finances du Grand Conseil bernois a rejeté l'idée d'un examen supplémentaire sur les millions investis dans des filiales du groupe Ammann sises au Luxembourg et à Jersey. Cette décision clôt ainsi définitivement l'enquête sur le groupe Ammann.

La commission souhaite néanmoins clarifier en général si la pratique actuelle de l'intendance cantonale des impôts concernant les sociétés «offshore» est conforme aux bases légales en vigueur ainsi qu'à la pratique à l'échelle suisse. Pour ce faire, elle a décidé de charger le Contrôle des finances d'un examen spécial. (ats)

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