Actualisé 15.06.2010 à 08:57

Après la libération de l'otage

Doris Leuthard: «Il y a eu des humiliations»

Les langues commencent à se délier après le retour de Max Göldi en Suisse. La présidente de la Confédération parle même d'humiliations subies par Berne dans le dossier.

de
tpi

Il aura fallu moins de 48 heures après que Max Göldi a foulé le sol suisse pour la première fois en 23 mois pour que ne fusent les premières critiques officielles contre le comportement des autorités libyennes dans cette affaire. Sur les ondes de la «Radio suisse romande», ce mardi matin, c'est la présidente de la Confédération elle-même qui allume la mèche.

Doris Leuthard s'insurge en effet contre le mauvais traitement réservé à la Suisse pendant toute la phase de négociations avec Tripoli: «Ce sont des humiliations, parce que nous avons passé des contrats et nous avons toujours été corrects. Nous avons accepté certaines conditions, mais on nous posait toujours de nouvelles demandes. Il faut vraiment parler de cette manière dont la Suisse a été traitée.»

La «RSR» précise en outre le type d'humiliations que la délégation suisse – emmenée par Micheline Calmy-Rey – aurait subi pendant les dernières heures qui ont précédé la libération de l'otage helvétique. Le fonctionnaire libyen chargé de délivrer le visa de sortie de Max Göldi serait ainsi arrivé très en retard. Plus cocasse encore, Tripoli aurait bloqué les numéros de téléphone suisses, empêchant ainsi les officiels de communiquer avec Berne. Seul le soutien d'ambassadeurs étrangers aurait permis à Micheline Calmy-Rey de rester en contact avec la Suisse.

«Il faut remercier l'Union européenne (UE) et notamment le ministre espagnol des Affaires étrangères ainsi que le Roi d'Espagne», conclut ainsi Doris Leuthard. «Ce sont eux qui nous ont beaucoup aidés. Je pense que sans le soutien de l'UE, nous n'aurions pas réussi à libérer Max Göldi.»

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!