Actualisé 19.10.2009 à 15:51

Suisse-Egypte

Doris Leuthard reçoit son homologue égyptien

Doris Leuthard, cheffe du Département fédéral de l'économie (DFE), a discuté lundi à Berne avec son homologue égyptien des relations économiques entre les deux pays et du cycle de Doha.

Les deux responsables ont également évoqué l'initiative sur l'interdiction des minarets.

Le ministre égyptien du Commerce et de l'Industrie, Rachid Mohamed Rachid, a déclaré devant la presse que les très bonnes relations économiques entre son pays et la Suisse ne pourraient être écornées par une acceptation éventuelle de l'initiative de l'UDC interdisant la construction de minarets.

Sur ce sujet, Mme Leuthard lui a expliqué la position du Conseil fédéral, position très tolérante à l'égard des musulmans. M. Rachid a dit avoir compris que cette affaire était celle d'un seul parti.

Selon un journaliste de la délégation égyptienne, le thème des minarets en Suisse n'intéresse pas les Egyptiens, mais reste un thème qui agite plutôt les médias européens. Selon lui, l'intérêt de la rencontre de travail entre les deux ministres était à chercher dans les relations économiques avec la Suisse.

Concernant les négociations du cycle de Doha sur la libéralisation du commerce mondial, le Caire et Berne partagent le même point de vue, a souligné le ministre égyptien. «Plus de concessions financières, et particulièrement de la part des Etats- Unis».

Selon la cheffe du DFE, l'Egypte et la Suisse n'ont guère l'espoir que les négociations de Doha puissent s'achever en 2010. «Nous aurons certainement besoin de plus de temps. Nous le regrettons tous les deux, mais il faut aussi être réaliste», a-t- elle lancé.

Atelier avec entrepreneurs

Après la signature d'une convention de libre-échange en 2007 dans le cadre de l'AELE (Association européenne de libre-échange), les exportations suisses vers l'Egypte ont cru l'an dernier de plus d'un tiers, à 600 millions de francs. Le Caire est le troisième partenaire commercial en importance de la Suisse sur le continent africain, après l'Algérie et l'Afrique du Sud.

Mme Leuthard a estimé qu'elle ne pouvait que se réjouir des excellentes relations qu'entretient la Suisse avec l'Egypte, mais que les conditions-cadres contenues dans la convention ne suffisaient pas, et qu'il s'agissait de chercher d'autre voies.

Dans ce contexte, le DFE a inauguré un atelier sur la protection de la propriété intellectuelle, auquel 140 hommes d'affaires d'Egypte et de Suisse ainsi que des membres des deux gouvernements ont participé. Les entrepreneurs provenaient essentiellement des industries du textile et de la tranformation des produits alimentaires.

(ats)

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