Actualisé 17.01.2013 à 10:17

Aménagement du territoire

Doris Leuthard se veut rassurante pour le Valais

La conseillère fédérale Doris Leuthard se veut rassurante pour le canton du Valais, qui serait le plus touché par la révision de la loi sur l'aménagement du territoire.

Parmi les cantons qui ont pris beaucoup de retard dans l'élaboration d'un plan directeur, l'Argovienne cite l'exemple du Valais, dans une interview parue jeudi dans «L'Hebdo». «Certaines communes ont créé des zones à bâtir pour les cinquante prochaines années. C'est exagéré!», lance-t-elle. La révision prévoit de limiter les réserves aux besoins des 15 prochaines années.

Certains cantons devront donc déclasser des zones à bâtir. La ministre de l'environnement dit comprendre la situation des Valaisans, qui seront les plus touchés, et se veut rassurante. «Notre idée est de travailler avec les autorités cantonales pour examiner les solutions possibles». La ministre souhaite trouver des solutions aux cas difficiles.

Selon Mme Leuthard, «une solution pourrait consister à procéder par étapes, en créant des surfaces de réserve, comme dans les Grisons. Ce processus peut s'étendre sur une vingtaine d'années». Et de préciser qu'à son avis, «le Bas-Valais, où les perspectives de croissance sont bonnes, sera moins touché que les vallées plus périphériques».

Bataille de chiffres

Les surfaces à dézoner en cas d'acceptation de la révision le 3 mars font l'objet d'une bataille de chiffres entre les opposants et la Confédération. Les opposants parlent de 18'000 hectares, représentant 37 milliards de francs d'indemnités à verser aux propriétaires, mais l'Office fédéral de l'aménagement du territoire affirme que ces données, datant de 2008, ne sont plus d'actualité.

«Ces chiffres ne sont pas crédibles», renchérit Doris Leuthard dans l'entretien. Il faudra évaluer avec tous les cantons les zones à déclasser. Les communes auront la possibilité de procéder à des remaniements parcellaires, de manière à satisfaire un maximum de propriétaires, explique la démocrate-chrétienne.

Si la révision de la loi sur l'aménagement du territoire était refusée le 3 mars, le peuple devrait se prononcer sur l'initiative sur le paysage, qui exige un moratoire de vingt ans pour les surfaces à bâtir. Pour Doris Leuthard, ce texte constituerait un danger pour l'économie. «Cette initiative très rigide est dangereuse pour notre croissance en Suisse», avertit-elle. (ats)

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