Actualisé 27.02.2017 à 06:28

Cinéma

Double César pour «Ma vie de Courgette»!

La Suisse s'illustre à Paris: «Ma vie de Courgette» remporte le César du meilleur film d'animation ainsi que celui de la meilleure adaptation.

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«Ma vie de Courgette» a obtenu vendredi deux nouvelles récompenses: meilleur long métrage et meilleure adaptation. (Vendredi 24 février 2017)

«Ma vie de Courgette» a obtenu vendredi deux nouvelles récompenses: meilleur long métrage et meilleure adaptation. (Vendredi 24 février 2017)

AFP
Recevant le prix du meilleur film d'animation, Claude Barras a fait part de son émotion et de sa fierté. (Vendredi 24 février 2017)

Recevant le prix du meilleur film d'animation, Claude Barras a fait part de son émotion et de sa fierté. (Vendredi 24 février 2017)

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Isabelle Huppert reçoit le César de meilleure actrice pour son rôle dans le thriller «Elle» de Paul Verhoeven.  (Vendredi 24 février 2017)

Isabelle Huppert reçoit le César de meilleure actrice pour son rôle dans le thriller «Elle» de Paul Verhoeven. (Vendredi 24 février 2017)

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Le film d'animation suisse «Ma vie de Courgette» est reparti vendredi de la cérémonie des Césars à Paris avec deux nouvelles récompenses: meilleur long métrage et meilleure adaptation. Le thriller «Elle» de Paul Verhoeven a quant à lui été le grand vainqueur des César vendredi à Paris en remportant le prix du meilleur film et celui de la meilleure actrice pour Isabelle Huppert.

Déjà primée en octobre à la foire du livre de Francfort en tant que meilleure adaptation cinématographique internationale 2016, dans la nouvelle catégorie «Film pour enfants et jeunes», l'oeuvre du Valaisan Claude Barras décroche cette fois-ci le César du meilleur long-métrage d'animation et celui de la meilleure adaptation.

Recevant le prix du meilleur film d'animation des mains de l'actrice Marthe Vilalonga, Claude Barras a fait part de son émotion et de sa fierté. Son film est «un hommage aux marginaux, un éloge de la faiblesse». Il veut montrer que les différences ne sont pas une source de peur, mais de richesse, a-t-il ajouté.

Les coulisses du film

En course pour les Oscars

Le film est réalisé en «stop-motion» (image par image). Il est inspiré du roman du Français Gilles Paris, «Autobiographie d'une Courgette». L'adaptation est signée de Céline Sciamma.

«Ma vie de Courgette» était également nominée dans la catégorie «meilleure musique originale». La bande originale de la chanteuse bernoise Sophie Hunger s'est toutefois vue préférer celle d'Ibrahim Maalouf pour «Dans les forêts de Sibérie».

Le film représentera dimanche la Suisse dans la course aux Oscars. Il tentera de remporter la statuette dans la catégorie «film d'animation».

Un autre Suisse était en lice vendredi: le jeune acteur vaudois Kacey Mottet Klein, nominé pour le César du meilleur espoir masculin pour son rôle dans «Quand on a 17 ans». La statuette est toutefois revenue à Niels Schneider pour «Diamant noir».

Huppert, meilleure actrice dans «Elle»

Avec onze nominations, «Elle» faisait figure de favori de la 42e cérémonie des César. Cette histoire d'une femme violée qui traque son agresseur, adaptée du roman «Oh...» de l'écrivain français Philippe Djian, a déjà obtenu le Golden Globe du meilleur film étranger.

«Isabelle Huppert, tu as ajouté un niveau supérieur à ce film, et c'est quelque chose que je n'avais pas à l'esprit quand j'ai commencé. C'est quelque chose qui s'est passé avec toi», a déclaré le réalisateur néerlandais Paul Verhoeven en recevant son prix.

Dolan, meilleur réalisateur

A 27 ans, le Québécois Xavier Dolan, six films à son actif, a pour sa part remporté le César du meilleur réalisateur avec «Juste la fin du monde». Ce huis clos familial a encore raflé deux autres prix, ceux du montage et du meilleur acteur, décerné à Gaspard Ulliel, qui incarne un fils retrouvant sa famille pour lui annoncer sa mort prochaine. La cérémonie a pris une tournure politique lorsque le Britannique Ken Loach s'est vu décerner le prix du meilleur film étranger pour «Moi, Daniel Blake», film militant, Palme d'or au dernier festival de Cannes, qui raconte la descente aux enfers d'un chômeur confronté à la bureaucratie.

Alors que Ken Loach a appelé les Français à voter à gauche à la présidentielle fin avril, la star américaine George Clooney a lancé un appel à la liberté dans l'Amérique du président Donald Trump. «Le monde traverse des changements importants, pas tous dans le bon sens», a déclaré l'acteur de 55 ans en recevant un César d'honneur.

«Nous nous décrivons comme les défenseurs de la liberté... mais nous ne pouvons pas défendre la liberté à l'étranger si nous l'oublions chez nous», a-t-il ajouté.

«Merci Patron!»

Les César, qui ont souvent mis à l'honneur ces dernières années des films engagés, ont aussi sacré un documentaire, «Merci Patron!» du journaliste François Ruffin. Le film égratigne avec dérision le géant du luxe LVMH et son directeur général Bernard Arnault.

La cérémonie a également rendu un hommage chaleureux à l'acteur français Jean-Paul Belmondo, présent pour la première fois à la grand-messe du cinéma français en dépit d'une carrière éclatante.

«Frantz» de François Ozon, nommé onze fois comme «Elle», n'a remporté qu'une seule récompense, celle de la meilleure photographie.

La 42e édition de la manifestation n'avait aucun président. Le choix initial du réalisateur franco-polonais Roman Polanski avait déclenché en France une polémique, en raison des poursuites dont il fait l'objet aux États-Unis depuis 40 ans pour le viol présumé d'une adolescente. Il avait renoncé en janvier, sous la pression d'associations notamment féministes. (nxp/ats)

(NewsXpress)
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