Livraisons en Suisse: DPD: Unia dénonce des conditions de travail «scandaleuses»
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Livraisons en SuisseDPD: Unia dénonce des conditions de travail «scandaleuses»

Les chauffeurs de l’entreprise de livraison de colis sont au bénéfice de conditions de travail misérables. Ils demandent des négociations avec l’aide du syndicat.

Roman Künzler, responsable Logistique et Transports d’Unia devant la presse mardi.

Roman Künzler, responsable Logistique et Transports d’Unia devant la presse mardi.

Unia

Des journées de 12 à 14 heures, des heures supplémentaires non payées, le stress, et du travail sous surveillance non autorisée. Telles seraient quelques-unes des conditions de travail des salariés de l’entreprise de livraison de colis DPD en Suisse, selon un communiqué d’Unia mardi. Le syndicat a dressé ce constat dans le rapport « Le système DPD », rédigé après des centaines d’entretiens avec les chauffeurs ces derniers mois.

Le syndicat dénonce également «des retenues abusives sur les salaires, des infractions aux lois lors du travail de nuit, l’absence de l’indemnité de repas obligatoire ou des sollicitations excessives nocives pour la santé». Ce n’est pas fini. Il n’y aurait en outre pas assez de toilettes, les véhicules de DPD seraient dans un état insuffisant, et les plans de protection Covid-19 largement méconnus. Enfin, les droits syndicaux des employés seraient bafoués.

Le syndicat rappelle que les chauffeurs ne sont pas embauchés directement par DPD. Ils travaillent pour 80 sous-traitants chargés de livrer les colis de l’entreprise. Mais DPD répercuterait systématiquement les risques et les coûts sur ses sous-traitants et donc leurs salariés, tout en conservant le contrôle intégral sur l’ensemble des opérations, dénonce Unia. Pour le syndicat, une chose est claire: c’est à DPD d’assumer sa responsabilité et de remédier aux dysfonctionnements.

DPD refuse de négocier

Du coup, les chauffeurs ainsi que leurs collègues employés de dépôts se sont regroupés et demandent avec Unia à DPD d’améliorer leurs conditions de travail. Mais à ce jour, DPD a clairement refusé de négocier et répond par la répression, déplore le syndicat.

Unia rappelle qu’en vertu de la loi sur la poste, DPD est tenu de garantir le respect des conditions de travail usuelles dans la branche et de vérifier si ses sous-traitants respectent la loi. «Puisqu’il ne le fait pas, il revient à la PostCom, en sa qualité d’autorité de surveillance, d’intervenir pour le marché postal. Les inspectorats cantonaux du travail doivent également agir en présence de violations de la loi sur le travail», réclame Unia. Le syndicat réclame enfin une convention collective de travail puisqu’il règne dans la branche un vide conventionnel à l’heure actuelle.

(cht/comm)

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120 commentaires
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Les dettes des pauvres

24.02.2021, 09:36

Et on nous pond des articles pour nous faire croire que les étudiants et fonctionnaires ont des difficultés ! De qui se moque-t-on ? Elle aura eu le temps de faire du surf et de se foutre de la gueule du monde.

Salaires de détachés

24.02.2021, 08:40

Quand jj était franchisé ce qu on appelle Uber de nos jours je me levais a 4h prenais mon service a 150 km de chez moi a 5h00 horaire libre jusqu à 20h00 , je gagnais moins de 1000 sfr par mois a part quelques mois en été j ai tenu 6 mois trop de charges et de pertes d argent, groupe allemand clients fortunés et très mauvais payeurs ! C était en 2000 grand groupe du home delivery parait il sont venus en Suisse juste pour encaisser ce que le franchisé devait lester pour exercer environ 25 000 sfr vous multipliez par une cinquantaine de naifs versant cette somme c est bingo on peux se tirer avec le flouze ! Le franchiseur changeait de Porsche tout les ans !

Lolo2

24.02.2021, 07:03

J’ai déjà dit et redit travaillons avec la poste Suisse plus sûr et pas plus cher,il faut arrêter de travailler avec la France ou l’Allemagne on est toujours pigeonné et roulé dans la farine 🤔🤔🤔