Actualisé 14.05.2015 à 09:51

PhilippinesDramatique incendie dans une usine de chaussures

Plus de 70 personnes ont perdu la vie dans un incendie qui a ravagé une fabrique, mercredi à Manille, aux Philippines. Des proches de victimes dénoncent des conditions de travail épouvantables.

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Un important incendie s'est déclaré mercredi dans une fabrique de chaussures à Manille, aux Philippines.

Un important incendie s'est déclaré mercredi dans une fabrique de chaussures à Manille, aux Philippines.

Reuters/al Falcon
Reuters/al Falcon
Keystone/AP

Les secours ont retiré jeudi matin des dizaines de corps des cendres de ce bâtiment de deux étages situé dans la zone industrielle de Valenzuela, au nord de la capitale des Philippines, après avoir interrompu les recherches la veille pour raisons de sécurité.

Rex Gatchalian, maire du district de Valenzuela, a déclaré par SMS à l'AFP que le bilan du sinistre était passé à 72 morts, un bilan qui devrait être définitif puiqu'il correspond au nombre de personnes disparues, a-t-il précisé.

Les victimes ont brûlé vives dans le brasier et les pompiers n'ont retrouvé pour nombre d'entre elles «que des crânes et des os», a annoncé le chef de la police nationale, Leonardo Espina, au cours d'une conférence de presse. «Nous enquêtons pour déterminer ce qui s'est passé mais il est évident qu'il y aura des suites judiciaires», a-t-il ajouté.

Vapeurs toxiques

L'incendie s'est déclaré peu avant midi heure locale mercredi, vraisemblablement provoqué par les étincelles de fers à souder utilisés pour réparer un portail. Les ouvriers travaillaient dans cette fabrique pour 300 pesos (6,20 francs) par jour, sans protection spéciale contre les vapeurs toxiques, et n'avaient pas reçu d'instructions d'évacuation en cas d'incendie.

«Les familles ne peuvent qu'être en colère. Nous n'oublierons jamais», se désolait un homme dont les deux soeurs se trouvaient à l'intérieur au moment où le sinistre s'est déclaré. Comme d'autres proches, il attendait des nouvelles des jeunes femmes aux abords d'une morgue improvisée. «Je n'ai plus d'espoir de les retrouver vivantes», confiait-il.

Ses soeurs, âgées de 32 et 26 ans, se plaignaient souvent des odeurs incommodantes provenant des produits chimiques. «Elles disaient qu'elles laissaient tourner en permanence un ventilateur électrique pour chasser la mauvaise odeur». (ats)

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