Drame dans la vie d’Alec Baldwin, gloire de Hollywood au sang chaud
Publié

Mort accidentelle sur un tournageDrame dans la vie d’Alec Baldwin, gloire de Hollywood au sang chaud

Auteur d’un coup de feu mortel sur un tournage, Alec Baldwin se retrouve mêlé à un drame sordide. Retour sur le parcours de l’acteur, également connu pour ses démêlés conjugaux et son caractère irascible.

Le tournage du western «Rust», ayant lieu dans l’Etat américain du Nouveau-Mexique, a viré au drame jeudi. Tenant l’un des rôles principaux, Alec Baldwin a accidentellement tué par balles la directrice de la photographie de 42 ans, Halyna Hutchins et blessé le réalisateur du film, Joel Souza.

1 / 2
Directrice de la photographie, Halyna Hutchins, est morte à 42 ans. 

Directrice de la photographie, Halyna Hutchins, est morte à 42 ans.

Le réalisateur, Joel Souza, a été blessé. 

Le réalisateur, Joel Souza, a été blessé.

D’après les enquêteurs qui se sont rendus sur place après avoir reçu un appel d’urgence, le drame semble lié à une arme à feu servant d’accessoire sur le tournage et qui a été actionnée lors d’une scène du film. «Les enquêteurs cherchent à savoir quel type de projectile a été tiré et comment», explique le communiqué, qui ne précise pas le nombre de tirs et pourquoi l’arme était chargée avec des balles réelles. Interrogé par les forces de l’ordre l’acteur de 63 ans est reparti libre des lieux du tournage.

Fin imitateur de Donald Trump

Gloire de Hollywood dans les années 90, connu pour ses démêlés conjugaux et son caractère irascible, l’acteur américain a vu sa carrière relancée par la télévision avec le succès de la «sitcom» «30 Rock» ou ses imitations de Donald Trump.

Sa caricature de l’ancien président des Etats-Unis, singeant sa diction avec des lèvres poussées en avant à l’extrême et une perruque blonde touffue, dans la célèbre émission Saturday Night Live, a ravi le public et lui a valu en 2017 l’Emmy Award du meilleur second rôle comique.

Recevant son prix, le charismatique comédien avait plaisanté sur le fait qu’après avoir eu trois enfants en trois ans, sa femme n’en avait pas eu l’année précédente grâce à la fameuse perruque dont il s’affublait: «ça fait office de contraception».

Cerise sur le gâteau, sa performance avait passablement irrité son modèle: «il est temps de supprimer cette émission ennuyeuse et non amusante. Le portrait fait (de moi) par Alec Baldwin est pourri», avait tweeté Donald Trump fin 2016. Certains de ses sketchs pour SNL ont été visionnés sur Youtube jusqu’à 20 millions de fois.

La gloire de «30 Rock»

Dans les années 2000, l’acteur new-yorkais, aujourd’hui âgé de 63 ans, avait déjà reçu deux Emmy Awards, équivalent des Oscars pour la télévision américaine, pour la «sitcom» «30 Rock» où il incarnait un patron de studio face à Tina Fey. Avec ses sept saisons, la comédie avait signé un vrai succès pour Baldwin et considérablement redoré son blason d’acteur.

Aîné et plus célèbre des quatre frères Baldwin faisant carrière en tant qu’acteurs – les autres sont Stephen, William et Daniel – Alec a culminé pendant les années 80 et 90 avec notamment «Working Girl», «Beetlejuice», «A la poursuite d’octobre rouge».

Dans «La chanteuse et le milliardaire» et «Guet-Apens» il partageait l’affiche avec son ex-femme Kim Basinger. Ils ont formé un couple parmi les plus glamours de l’époque avant un divorce très acrimonieux.

Vie privée mouvementée

Mais la gloire avait passé et il était ensuite resté cantonné dans des seconds rôles, malgré certaines performances remarquées comme une incarnation d’un mari d’une malade d’Alzheimer dans «Still Alice», ou un auteur de fraude financière volage dans «Blue Jasmine».

L’acteur était aussi régulièrement monté sur les planches de Broadway. Avant de renouer avec le succès pour ses imitations de Donald Trump, Alec Baldwin avait surtout fait les gros titres pour ses éclats dans sa vie privée et ses emportements.

Il a notamment insulté un photographe, lui lançant des propos homophobes et le poursuivant brièvement, alors qu’il essayait de prendre des clichés volés de sa femme Hilaria et de leur petite fille.

«Gérer sa colère»

L’acteur a aussi été aux prises dans une longue bataille judiciaire avec une actrice québécoise, Geneviève Sabourin, condamnée à six mois de prison pour harcèlement à son encontre en 2013.

En janvier 2019, à la suite de négociations avec la justice, il avait lui-même plaidé coupable de harcèlement après avoir frappé un automobiliste qui lui disputait une place de stationnement.

Alec Baldwin avait été laissé en liberté après une audience dans un tribunal de Manhattan, à condition de suivre une «brève formation pour gérer sa colère».

(AFP/szu)

Ton opinion