Actualisé 16.07.2014 à 14:52

Bangladesh

Drame du Rana Plaza: dix-huit inculpations

Près d'une vingtaine de personnes sont accusées d'avoir violé les règles de sécurité avec l'immeuble d'ateliers textiles près de Dacca. Son effondrement avait fait plus de 1100 morts en avril 2013.

Cet accident industriel, l'un des plus meurtriers de l'histoire, avait attiré l'attention sur les conditions de travail des employés du secteur textile bangladais. Il est l'un des principaux fournisseurs des grandes enseignes mondiales de la distribution.

Le dossier d'accusation vise entre autres le propriétaire de l'immeuble, Mohammad Sohel Rana, et ses parents, le maire de la ville, des ingénieurs et trois patrons d'ateliers installés dans le bâtiment. «L'enquête a montré qu'ils avaient violé dans une large mesure les règles de construction», a dit Pranab Kumar Bhattachajee, porte-parole de la Commission anticorruption.

Des employés municipaux ont notamment autorisé la construction d'étages supplémentaires alors qu'ils n'avaient pas le droit de délivrer ce genre d'agréments, selon Pranab Kumar Bhattachajee.

Le nom de Mohammad Sohel Rana, qui avait été arrêté par la police après quatre jours de cavale alors qu'il tentait apparemment de fuir en Inde, ne figurait pas à l'origine dans le dossier dans la mesure où il se servait de ses parents comme prête-nom. «De nouvelles recherches ont permis de mettre au jour son implication», a déclaré le porte-parole de la Commission. (ats)

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