Actualisé 28.07.2014 à 08:16

Crash d'Air Algeria

Drapeaux en berne en France

Tous les édifices publics français rendent hommage depuis lundi et pour trois jours aux 118 passagers décédés dans l'accident du vol AH5017, survenu jeudi.

La mise en berne des drapeaux tricolores a été décidée samedi par le président français, qui a témoigné pendant près de trois heures au Quai d'Orsay de la solidarité nationale aux proches des 54 passagers français de l'avion d'Air Algérie, qui s'est écrasé jeudi au Mali. Au total, 118 personnes ont péri.

Lundi matin, le chef de l'Etat présidera une nouvelle réunion consacrée au crash. Il réunira à 10H00 locales (08H00 GMT) à l'Elysée le Premier ministre Manuel Valls et les ministres concernés par le dossier.

Devant les familles des victimes, il a annoncé que les corps de tous les passagers seraient «ramenés en France». Par ailleurs, les proches qui le souhaitent seront accompagnés, «le moment venu», sur le site de la catastrophe où une stèle sera érigée «pour que nul n'oublie que, dans cet endroit, sur ce site, ont disparu 118 personnes».

Le chef de l'Etat a rappelé samedi que «des faisceaux d'indices laissent penser que les conditions météorologiques ont été déterminantes» dans le crash, tout en soulignant que la France n'écartait «aucune hypothèse».

Les experts enquêtant sur le crash ont poursuivi dimanche leur travail dans une zone d'accès difficile où l'appareil s'est désintégré en s'écrasant, ce qui laisse aux familles des 118 morts peu d'espoir de récupérer le corps des leurs.

(afp)

Boîtes noires bientôt en France

Les deux boîtes noires de l'avion d'Air Algérie qui s'est écrasé au Mali ont été transférées dimanche de Gao (nord du pays) à Bamako, d'où elles seront expédiées en France, a annoncé à l'AFP le ministre malien de l'Information et de la Communication.

Ces boîtes enregistreuses, qui avaient été acheminées vendredi et samedi à Gao depuis le site de l'accident dans la zone de Gossi (100 km plus au sud), ont été emmenées dimanche à Bamako par une délégation conduite sur place par le ministre malien des Transports Mamadou Hachim Koumaré et son homologue algérien Amar Ghoul, a dit le ministre de la Communication, Mahamadou Camara.

«Elles sont là (à Bamako). Elles vont être remises aux autorités françaises» associées à l'enquête sur l'accident, une mission confiée au directeur adjoint de la gendarmerie malienne qui «voyage ce soir pour la France», a ajouté M. Camara, sans plus de détails.

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