manque de sécurité – Droguées par piqûres, des étudiantes boycottent les discothèques
Plus de cent cas de femmes droguées à l’aide de seringues ont été répertorié.

Plus de cent cas de femmes droguées à l’aide de seringues ont été répertorié.

Pexels Edoardo Tommasini
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manque de sécuritéDroguées par piqûres, des étudiantes boycottent les discothèques

Au Royaume-Uni, les témoignages d’étudiantes ayant été droguées par injection se multiplient. Les femmes lancent un boycott des boîtes de nuit et des bars.

par
Lauren Cavin-Hostettler

Après du GHB dans les boissons, les piqûres: depuis quelques semaines, un phénomène inquiétant se propage dans tout le Royaume Uni. Alors que les établissements de nuit sont pris d'assaut par les étudiants, des femmes, et quelques hommes, ont affirmé avoir été drogués, à leur insu, à l'aide d'aiguille hypodermique lors de soirées dans des clubs.

Un boycott et une pétition

En signe de protestation à ces nouvelles atteintes à leur sécurité, des étudiantes préparent une série de boycotts des discothèques et bars. Cette action déterminera à l'avance un soir dans chaque ville pour réclamer une meilleure protection. Ce boycott concerne les bars et boîtes de nuit de plus de 45 villes, dont Nottingham, Bristol, Manchester et Leeds.

Selon les femmes à l'initiative du mouvement, la consommation d'alcool est probablement responsable de ces problèmes.

Une pétition a été mise en ligne par un groupe d'étudiants de Glasgow. Elle demande notamment au gouvernement de rendre obligatoire la fouille minutieuse des clients à l'entrée des boîtes de nuit. Plus de 163 000 personnes ont déjà signé la pétition.

De nombreux témoignages

Les témoignages se sont multipliés après que deux étudiantes de l'Université de Nottingham ont pris la parole dans les médias britanniques. Pour preuve, elles ont montré leurs marques d'aiguilles et des ecchymoses sur la peau. «C'est vraiment difficile de prouver ces agressions, surtout lorsque l'on ne se souvient de rien», confie une victime dans le «Guardian». «La perte de mémoire était intense.»

Depuis le mois de septembre, plus de cent cas de ces agressions ont été répertoriés, contre 150 pour des incidents impliquant des drogues dans les boissons. Des faits «très préoccupants», selon le chef de police adjoint Jason Harwin, responsable de la branche drogue, qui dit avoir reçu des plaintes venant d'Angleterre, d'Ecosse, du Pays de Galles et d'Irlande du nord, pour les mois de septembre et d'octobre. Le produit injecté n’a pas été dévoilé par les autorités.

La plupart des cas concerne des femmes, mais quelques hommes ont aussi rapporté avoir subi une injection forcée. La police a procédé à de premières arrestations, cette semaine, et continue les investigations.

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