Actualisé 28.04.2017 à 12:01

JusticeDroit de visite pour des Bonnie et Clyde lucernois

Désavouant la justice lucernoise, le Tribunal fédéral (TF) accepte le recours de deux accusés, qui pourront se rendre visite dans l'attente de leur procès.

Image prétexte.

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Keystone

Mon Repos juge que le refus d'un droit de visite est incompatible avec le droit au respect de la vie privée et familiale. Les deux présumés braqueurs sont en couple depuis une quinzaine d'années.

Tous deux sont accusés d'avoir commis plusieurs brigandages qualifiés. Le Ministère public a déjà rendu son acte d'accusation. Il a requis une peine privative de liberté de dix-huit ans contre l'homme et de quinze ans contre sa compagne.

Depuis, l'homme a émis le désir de pouvoir rendre visite à son amie et de lui téléphoner. Peu après, la femme a elle aussi exprimé le même souhait.

Depuis fin juillet 2015, ils ne se sont plus revus. Le Tribunal criminel, devant lequel ils devront comparaître, avait opposé son veto à la demande des deux accusés.

Présomption d'innocence

En dernière instance, le TF donne raison aux concubins. Il rappelle qu'ils bénéficient encore de la présomption d'innocence. Par conséquent, ils doivent pouvoir se rendre visite, s'il n'y a plus de risque de collusion.

De plus, ces contacts ne doivent pas seulement être autorisés pour des couples non mariés. L'interdiction de tout droit de visite est en définitive contraire au principe de proportionnalité.

Désavouée, la justice lucernoise devra rapidement s'organiser pour permettre l'exercice de ce droit de visite, afin de respecter le principe de célérité. En vain, elle avait soutenu qu'il ne s'agissait pas d'une simple visite mais d'un «congé» puisque tout contact nécessite que l'un des deux concubins au moins sorte des murs de sa prison. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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