Actualisé 06.06.2011 à 15:27

Affaire DSK

DSK a plaidé non coupable

Dominique Strauss-Kahn, inculpé pour crimes sexuels, a plaidé non-coupable lundi 6 juin dans un tribunal new-yorkais. L'audience n'a pas duré plus de 5 minutes.

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lsl

Un peu plus de trois semaines après son arrestation, l'ancien directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn a plaidé non coupable lundi d'agression sexuelle et de tentative de viol sur une femme de chambre dans la suite d'un hôtel de New York où il séjournait. Le prochain rendez-vous judiciaire a été fixé au 18 juillet.

Cette audience devant la Cour suprême de l'Etat de New York a été brève. L'ex-ministre socialiste des Finances, âgé de 62 ans, a plaidé non coupable d'une voix forte, entouré de ses avocats, Benjamin Brafman et William Taylor, sous les yeux de son épouse Anne Sinclair, qui était à ses côtés lors de son arrivée dans la matinée.

Le juge Michael Obus, qui avait décidé le 19 mai d'accéder à sa demande de libération sous caution en échange de strictes conditions, a déclaré à «DSK» qu'il avait le droit d'être présent à son procès, ce à quoi l'économiste a répondu «oui».

«Honte à vous»

Une foule importante de gens, dont de nombreux journalistes, s'était un peu plus tôt rassemblée devant le bâtiment en prévision de cette audience. «Honte à vous», a-t-on entendu crier à l'arrivée de Dominique Strauss-Kahn. On ignorait qui scandait ces mots.

L'ancien patron du FMI a démissionné de son poste le 18 mai pour protéger l'image de l'institution et consacrer «toute (son) énergie» à démontrer son innocence. Ses avocats ont maintes fois déclaré qu'il plaiderait non coupable.

14 mai, suite 2806

«DSK» est notamment accusé d'agression sexuelle, de tentative de viol et d'attouchements forcés le 14 mai sur une femme de chambre de 32 ans, d'origine africaine, dans la suite 2806 de l'hôtel Sofitel, près de Times Square, qu'il occupait. Des traces d'ADN correspondant à celui de l'ancien ministre ont été découvertes lors d'analyses sur la chemise de l'employée, a appris l'Associated Press de sources proches de l'enquête. Des informations qui n'ont pas été confirmées.

Le 16 mai, Benjamin Brafman avait déclaré devant la justice que la défense pensait que les éléments de preuve médico-légaux ne seraient pas compatibles avec la thèse d'une relation forcée, laissant imaginer une possible stratégie de défense fondée sur un rapport sexuel consenti.

Dans une lettre au procureur Cyrus Vance Jr, ultérieurement rendue publique, les avocats de l'ancien patron du FMI ont affirmé disposer d'informations qui pourraient «sérieusement ébranler la qualité de l'accusation et également gravement fragiliser la crédibilité» de la femme de chambre.

L'ex-directeur général du FMI est actuellement assigné à résidence dans une maison du quartier huppé de Tribeca suite à la décision du juge Michael Obus de le libérer sous caution le 19 mai.

Il avait été interpellé quelques heures après les faits qui lui sont reprochés, à bord d'un avion d'Air France qui s'apprêtait à décoller de l'aéroport international John F. Kennedy. Deux jours après, sa première demande de libération sous caution avait été rejetée par la juge Melissa Jackson et DSK avait été détenu quelques jours dans une cellule individuelle du pénitencier de Rikers Island.

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L'audience de DSK au tribunal de New York:

(lsl/ap)

Plaider non coupable va coûter cher à DSK. D'après un avocat au barreau de Paris, interrogé par le quotidien Le Matin, même s'il est acquitté le procès pourrait lui coûter entre 2 et 4 millions de dollars. S'ajoute à cela une caution de un million de dollars, déjà versée, une garantie de 5 millions déposée et un appartement à 50'000 dollars par mois à Manhattan (New York).

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