Actualisé 16.05.2011 à 12:53

Un précédent troublantDSK était «comme un chimpanzé en rut»

Lors d'une émission télé diffusée en 2007, une jeune journaliste française avait raconté comment un homme politique avait tenté de la violer. Elle envisage aujourd'hui de porter plainte.

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Dans l'émission de Thierry Ardisson «93, Faubourg Saint-Honoré» diffusée sur Paris Première en 2007, une journaliste française, Tristane Banon avait raconté comment un homme politique français avait tenté de la violer en 2002.

Le nom de l'accusé avait été soigneusement «bipé» par la production. Mais un an après la première diffusion de l'émission, la jeune femme affirma sur le site Agoravox qu'il s'agissait de Dominique Strauss-Kahn. Sur le plateau, tout le monde savait déjà de qui il s'agissait. Ardisson se permettant même de glisser: «On le sait, il est obsédé par les gonzesses».

La jeune fille raconte avoir contacté DSK dans le cadre d'une enquête pour son premier livre. Elle explique que «Ça s'est très mal passé» avec celui qu'elle compare à un «chimpanzé en rut». Après un premier entretien sans relief, DSK rappelle la jeune fille pour lui donner un nouveau rendez-vous.

«J'ai dit le mot viol, ça ne lui a pas fait peur»

Tristane Banon se rend alors dans «un appartement vide, avec un magnétoscope, une télé, un lit (...), des poutres apparentes. Très beau, il a bon goût».

Elle relate ensuite que, pour son interview, il «a voulu que je lui tienne la main pour répondre, puis le bras... On a fini par se battre, on s'est battu au sol, j'ai donné des coups de pied, il a dégrafé mon soutien-gorge, il a essayé d'enlever mon jean. (...) Quand on se battait, j'ai dit le mot «viol» pour lui faire peur, ça ne lui a pas fait peur».

La journaliste affirme encore avoir constitué un dossier pour porter plainte pour agression sexuelle. Mais elle n'est pas allée plus loin: «Je ne voulais pas être la fille qui avait eu un problème avec un homme politique».

«Pour moi DSK est malade»

La mère de Tristane Banon, Anne Mansouret, est conseillère générale de l'Eure et conseillère régionale de Haute-Normandie, candidate aux primaires socialistes pour l'élection présidentielle de 2012. Dans une interview à «Paris-Normandie», elle reconnaît qu'à l'époque, elle avait dissuadé sa fille d'intenter une action en justice contre DSK.

«Je porte une lourde responsabilité. Après les faits, on a discuté, beaucoup parlé. Et finalement, elle a décidé, on a décidé, de ne pas lancer de procédure. Vous savez, ma fille était très mal, mais Tristane est la filleule de la seconde femme de Dominique. C'était délicat pour des raisons familiales et amicales», raconte-elle au journal.

«Pour moi, Dominique Strauss-Kahn est malade. Ce n'est pas une injure de dire cela, il a un vrai problème: une addiction au sexe, comme d'autres ont des soucis avec l'alcool, la drogue ou le jeu. Il est malade.»

«Je ne sais pas ce qui m'a pris»

La vice-présidente PS du conseil général de l'Eure, a déclaré au site Rue89 qu'elle avait discuté de cette affaire avec Strauss-Kahn. «J'en ai parlé une fois avec DSK. Il a dit: Je sais pas ce qui m'a pris, j'ai pété un plomb.»

Tristane Banon ne souhaitait pas s'exprimer pour l'instant, quelques heures après la nouvelle affaire DSK. Mais elle a contacté son avocat dimanche matin et devrait tenir une conférence de presse prochainement.

Anne Mansouret a même affirmé sur iTélé que sa fille pourrait porter plainte bientôt, car elle serait victime de pressions de la part de l'entourage de DSK. Les faits ne sont pas prescrits.

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