Actualisé 29.09.2011 à 11:47

Affaire DSK-Banon

DSK sort de la confrontation en souriant

La confrontation entre l'ex-directeur du FMI et Tristane Banon, qui l'accuse de tentative de viol, a duré 2h30 jeudi matin. Chacun a maintenu sa version des faits.

Une confrontation a été organisée jeudi matin entre Dominique Strauss-Kahn et Tristane Banon qui l'accuse d'une tentative de viol en 2003 à Paris, ont constaté des journalistes de l'Associated Press.

Cette confrontation s'est déroulée dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP).

L'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) est arrivé avant 9h, son véhicule s'engouffrant dans le parking du bâtiment de police. Il en est ressorti peu avant midi par l'entrée principale avant de monter dans un véhicule. En revanche, Tristane Banon ne s'est pas montrée au journalistes.

Demandée par la journaliste-écrivain, cette confrontation a été ordonnée par le Parquet de Paris qui a ouvert en juillet une enquête préliminaire. La jeune femme ainsi que DSK ont déjà été entendus séparément dans cette affaire.

Tristane Banon soutient que l'ancien ministre socialiste a tenté d'abuser d'elle dans un appartement parisien, dans le cadre d'une interview qui aurait dégénéré. Une affirmation publiquement récusée par l'intéressé, qui a porté plainte en dénonciation calomnieuse contre son accusatrice.

Près d'une quinzaine de personnes ont été entendues dans ce dossier. A l'issue de cette confrontation, le parquet de Paris devrait prendre une décision quant à la suite de la procédure, classement sans suite ou ouverture d'une information judiciaire.

Les faits dénoncés par Tristane Banon pourrait s'apparenter à une agression sexuelle, un délit qui se prescrit au bout de trois ans. Si le parquet considère qu'il s'agit d'une tentative de viol, un crime qui se prescrit au bout de 10 ans, une information judiciaire serait alors ouverte et confiée à un juge d'instruction.

Interrogée la semaine dernière sur Canal , la jeune femme a indiqué que si l'enquête préliminaire était classée sans suite, elle déposerait une nouvelle plainte avec constitution de partie civile. (ap/afp)

Strauss-Kahn et Banon ont maintenu leur version des faits

Dominique Strauss-Kahn et Tristane Banon, une Française qui l'accuse de tentative de viol, ont maintenu leur version des faits lors d'une confrontation organisée jeudi à Paris par la police, a indiqué à l'AFP un avocat de l'ancien patron du FMI, Me Henri Leclerc.

«DSK est resté sur sa position et elle aussi», a déclaré l'avocat qui s'est refusé à donner tout autre détail sur cette confrontation. Interrogé sur des regrets qu'aurait pu exprimer son client, il a répondu: «Il n'a aucune raison de s'excuser.»

Les deux protagonistes de ce nouvel épisode judiciaire concernant l'ancienne star de la gauche française ont été confrontés deux heures et demie durant dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) dans le sud de Paris.

Dans sa confession télévisée sur la chaîne TF1 le 18 septembre, DSK avait affirmé qu'«aucune violence» n'avait été portée sur Tristane Banon lors de leur rencontre en 2003, au cours de laquelle la jeune femme l'accuse d'avoir tenté de la violer.

«J'ai été entendu comme témoin. J'ai dit la vérité que dans cette rencontre, il n'y avait eu aucun acte d'agression, aucune violence, je n'en dirai pas plus», avait-il dit. Il avait également parlé d'une «scène imaginaire» à propos des affirmations de la jeune femme.

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