Actualisé 21.06.2011 à 06:34

ChuvDu AC/DC résonne dans la salle d'opération

Un patient a profité de sa playlist alors qu'il était sur le billard, la semaine dernière au CHUV. Rare, mais pas interdit.

de
Loïs Siggen Lopez
La musique adoucit les moeurs, même en salle d'opération.

La musique adoucit les moeurs, même en salle d'opération.

Opérer sur fond musical n'est pas un scénario réservé aux séries américaines. Olivier Borens, chirurgien orthopédiste au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), l'a fait la semaine dernière. Réputé mélomane, le médecin a répondu à la requête de son patient, dont seul le bas du corps était endormi durant l'intervention: «Il a choisi les morceaux et nous avons écouté du rock, du AC/DC», précise-t-il.

Normalement, de la musique est diffusée lors d'anesthésies totales, avec l'accord de tous les intervenants. Mais même cette pratique est très rare en Suisse romande. Olivier Borens la défend: «Le volume n'est jamais excessif, il ne couvre ni les voix ni le bruit des appareils. Du classique au Pink Floyd, cela aide à se concentrer et améliore l'atmosphère.» Sceptique, Philippe Morel, médecin chef aux Hôpitaux universitaires genevois, n'écoute jamais rien au bloc: «Mais il n'existe pas de règle écrite. C'est une question de bon sens.»

Des décibels dangereuses

Une étude de l’Hôpital de l’Ile, à Berne, menée par le docteur Guido Beldi, a montré qu’il pouvait exister un risque de complications, chez le patient, lors d’une exposition moyenne de 43,5 décibels pendant une opération. Résumé dans nos colonnes le 9 juin, le rapport se fonde sur le suivi de 35 interventions. Le bruit pourrait avoir un impact sur la concentration du personnel. Le lien de cause à effet reste peu clair.

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