Douane: Du ski-alpinisme au lieu de garder la frontière
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DouaneDu ski-alpinisme au lieu de garder la frontière

Plusieurs douaniers sont payés près de la moitié de l'année pour participer à des courses, alors que certaines régions sont en sous-effectif.

par
Raphaël Leroy
Les agents Florent Troillet (g.) et Yannick Ecœur, ici lors de la Patrouille des Glaciers 2010.

Les agents Florent Troillet (g.) et Yannick Ecœur, ici lors de la Patrouille des Glaciers 2010.

Saviez-vous que le Corps des gardes-frontière possède en son sein une équipe d'élite de ski-alpinisme? De décembre à mai, quatre à sept douaniers, payés plus de 90 000 fr. par an, participent à près de 25 compétitions, dont la célèbre Patrouille des Glaciers.

«Ça existe depuis plus de 60 ans, précise la porte-parole Stefanie Widmer. Beaucoup de pays européens ont une équipe intégrée à l'administration. Mais, contrairement aux autres, tous les agents suisses sont des gardes-frontière entièrement formés.»

Or, en interne, on estime que cette tradition a assez duré. Chaque région étant obligée de mettre un homme à disposition, c'est donc un fonctionnaire en moins pour les zones en sous-effectif, comme Genève. «Cette pratique dénote une dispersion des forces», admet Fabiano Forte, président du Conseil municipal de Thônex, commune très prisée des braqueurs.

Si le syndicat des gardes-frontière ne s'avance pas sur ce thème, ce n'est pas le cas du nouveau conseiller d'Etat genevois chargé de la Sécurité. «Ce choix m'étonne, indique Pierre Maudet. Dans la situation dans laquelle nous nous trouvons, chaque force compte. Je ne ménage pas mes efforts pour que les policiers puissent consacrer leur temps aux tâches qui sont les leurs et les délester des activités qui n'entrent pas dans leur mission sécuritaire.

J'entends évoquer cette question lors de ma prochaine rencontre avec le chef de ce corps.»

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