Triomphe: Dujardin fait sensation aux Golden Globes

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TriompheDujardin fait sensation aux Golden Globes

Le film muet français «The Artist» a remporté dimanche soir à Beverly Hills le trophée de la meilleure comédie aux 69e Golden Golbes, première victoire pour un film français dans cette catégorie.

«The Artist», le film muet du Français Michel Hazanavicius, a raflé trois récompenses dimanche aux 69e Golden Globes. «The Descendants» d'Alexander Payne en a reporté deux, dont le trophée du meilleur film dramatique. George Clooney a été sacré meilleur acteur dramatique.

«The Artist» était nominé dans six catégories. Récompensé comme meilleure comédie, il a également décroché le Golden Globe de la meilleure bande originale, composée par Ludovic Bource, et celui de meilleur acteur dans une comédie pour Jean Dujardin.

Ce dernier a déclaré vivre une expérience «un peu irrationnelle» et «très émouvante». «Je n'ai pas l'impression que c'est vraiment moi», a-t-il déclaré à l'AFP à l'issue de la cérémonie.

«Je ne vais pas faire le coup du rêve éveillé, mais vraiment, c'est trop gros, il y a trop de gens importants, trop d'acteurs dingues», a-t-il ajouté, entouré du réalisateur du film Michel Hazanavicius.

Les trois trophées remportés dimanche par «The Artist» sont de bon augure pour le cinéma français à un mois et demi des Oscars. «On pensait que ce serait un film pour festivals, un film que les critiques pourraient aimer, mais on ne s'attendait pas à ça», a encore estimé M. Hazanavicius en brandissant son trophée.

«The Descendants»

Les Golden Globes ont également récompensé «The Descendants» qui a remporté le prix du meilleur film dramatique face à «La couleur des sentiments», de Tate Taylor, «Hugo Cabret», de Martin Scorsese, «Les marches du pouvoir», de George Clooney, «Le stratège», de Bennett Miller, et «Cheval de guerre» de Steven Spielberg.

Le film raconte les aventures d'un homme qui part à la recherche de l'amant de sa femme à Hawaii, l'occasion pour lui de se rapprocher de ses deux filles. Son réalisateur, Alexander Payne, s'était rendu célèbre avec la comédie «Sideways», en 2004.

Le film raconte les aventures d'un homme qui part à la recherche de l'amant de sa femme à Hawaii, l'occasion pour lui de se rapprocher de ses deux filles. Son réalisateur, Alexander Payne, s'était rendu célèbre avec la comédie «Sideways», en 2004.

Meryl Streep

Parmi les autres sacres de la soirée, celui de Meryl Streep, meilleure actrice dans un drame pour son interprétation de Margaret Thatcher dans «La Dame de Fer».

Les réalisateurs Woody Allen et Steven Spielberg ont été parmi les premiers couronnés dimanche à ces Golden Globes, qui comptent parmi les récompenses les plus attendues par le monde du cinéma avant la cérémonie des Oscars et sont décernés par l'Association de la presse étrangère.

Woody Allen a reçu le Golden Globe du meilleur scénario pour son film «Midnight in Paris» et Steven Spielberg celui du meilleur film d'animation pour «Les Aventures de Tintin».

Iranien

Le long-métrage iranien «Une Séparation», du réalisateur Ashgar Farhadi, a été sacré meilleur film étranger.

Le Canadien Christopher Plummer, âgé de 82 ans, a reçu le Golden Globe du meilleur second rôle masculin dans «Beginners», où il joue un retraité qui annonce à sa famille qu'il est homosexuel.

Octavia Spencer a quant à elle obtenu celui de meilleur second rôle féminin, et Michelle Williams a décroché celui de meilleure actrice d'une comédie ou comédie musicale pour son interprétation de Marilyn Monroe dans «My week with Marilyn».

Le trailer de The Artist

(ats)

Dujardin «ému» par une expérience «un peu irrationnelle»

L'acteur français Jean Dujardin, lauréat dimanche soir à Beverly Hills du Golden Globe du meilleur acteur de comédie pour son rôle muet dans «The Artist», a déclaré à l'AFP qu'il vivait une expérience «un peu irrationnelle» et «très émouvante».

«Je n'ai pas l'impression que c'est vraiment moi», a-t-il déclaré, dans un bureau discret du Beverly Hilton, échappant pour quelques instants à la frénésie de la soirée et aux flashes des photographes.

«Je ne vais pas faire le coup du rêve éveillé, mais vraiment, c'est trop gros, il y a trop de gens importants, trop d'acteurs dingues», ajoute-t-il, entouré de Michel Hazanavicius et Thomas Langmann, respectivement réalisateur et producteur du film, et de son épouse la comédienne Alexandra Lamy.

Les traits tirés, mais le sourire large et généreux, il explique qu'il a pris beaucoup de plaisir à monter sur scène. «J'avais le trac, j'avais peur, j'avais envie d'avoir peur», dit-il.

«Les gens aiment ce que représente le film, le travail de Michel (Hazanavicius), le travail de nous tous», observe-t-il. «Faut dire qu'on n'est pas des méchants, on n'est pas arrivés en roulant des mécaniques, on est arrivés avec un petit film qu'on a fait en 35 jours. c'est une lette d'amour à Hollywood, une histoire simple qu'on a fait avec beaucoup de sincérité».

Pour lui, le Golden Globe est une manière de gagner encore en liberté. «Si ça peut me donner la liberté de faire encore mon métier, de lancer des projets, d'avoir une certaine légitimoté, je le prends bien volontiers», dit-il.

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