Genève: Dumping transfrontalier aux TPG dénoncé
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GenèveDumping transfrontalier aux TPG dénoncé

Des syndicats suisses et français se sont insurgés mercredi matin contre les pratiques salariales des sous-traitants des Transports publics genevois (TPG).

Selon le SEV, les sous-traitants des TPG ne respectent pas les salaires fixés par l'Office fédéral des transports.

Selon le SEV, les sous-traitants des TPG ne respectent pas les salaires fixés par l'Office fédéral des transports.

Keystone

Mercredi matin, à Moillesulaz (GE), à la frontière franco-suisse, des syndicats des deux pays ont dénoncé la sous-enchère salariale dans les transports. En cause: le non-respect du salaire minimum suisse par les sous-traitants des Transports publics genevois (TPG).

En 2014, l'Office fédéral des transports avait fixé un salaire minimum de 58'300 francs par an, pour 2100 heures de travail, pour les conducteurs de bus actifs dans le transport de voyageurs intérieur subventionné. Dans la région genevoise, un accord avait été trouvé pour que les kilomètres parcourus sur le territoire suisse soient rémunérés de la même manière pour tous les conducteurs.

«Aujourd'hui, les entreprises sous-traitantes remettent en cause les primes versées conformément au salaire minimum suisse», a indiqué Valérie Solano, secrétaire générale au Syndicat du personnel des transports (SEV). Or le risque de dumping salarial va augmenter lors du prolongement futur de la ligne de tram jusqu'à Annemasse (F) et de la mise en service du RER Léman Express en 2019.

Aux côtés du SEV, les syndicats hexagonaux Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT) et Force ouvrière (FO) ont appelé au respect des règles et lois s'appliquant sur les territoires respectifs. Ils estiment que la frontière ne doit pas être un moyen de faire de la sous-enchère.

Lettre aux autorités

Les syndicats ont adressé une lettre ouverte aux autorités transfrontalières et au Groupement local de coopération transfrontalière (GLCT). Ils demandent la mise en place de cautèles dans les appels d'offres et le respect des salaires minimums suisses. «Il n'y a pas de raison que les collègues français soient payés moins», a relevé Giorgio Tuti, président du SEV.

Le SEV a dénoncé en mai le problème auprès de l'Office cantonal de l'inspection et des relations de travail (OCIRT). «Le GLCT paie aux entreprises sous-traitantes les sommes correspondant aux kilomètres parcourus en Suisse. Où vont les primes si elles ne sont plus versées aux chauffeurs?» a lancé Valérie Solano. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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