Valais: EasyJet loucherait sur l'aéroport de Sion

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ValaisEasyJet loucherait sur l'aéroport de Sion

Le directeur de l'aéroport croit en l'arrivée dela compagnie low-cost sur les terres sédunoises pour 2015. D'autres sont plus sceptiques.

par
Joël Espi

Un Airbus A320 ou un Boeing 737 rempli de skieurs anglais. C'est le scénario dont rêve le directeur de l'aéroport de Sion, Bernard Karrer. Le 10 septembre dernier, un avion de ligne a testé le système de radar IGS, qui permettra aux gros transporteurs d'atterrir en Valais la nuit et par mauvais temps.

Période mouvementée

Des essais qui séduiraient déjà les compagnies low-cost. «EasyJet nous a aidés pour la validation du vol», explique le directeur. Si la compagnie ne s'est pour l'heure pas formellement engagée, le Valaisan compte bien sur elle. «Leurs 135 nouveaux avions devraient être équipés d'un système compatible avec l'IGS», explique-t-il.Attendus pour la fin 2014, ces vols commerciaux pourraient sauver l'aéroport. Soutenu par l'armée à raisons de 7 à 10 millions par année, il risque d'être abandonné par celle-ci pour des raisons d'économies. «Rien n'est confirmé, il faut encore discuter avec le Canton», explique le porte-parole des forces aériennes, Laurent Savary.

Touristes indifférents

Autre problème, les tour-opérateurs qui font la fine ­bouche. Après l'arrêt des vols commerciaux, l'année passée, de la compagnie Snowjet, aucun agent de voyages n'a souhaité envoyer des skieurs britanniques sur l'aéroport de Sion. «Une partie de ces vols ont été reportés sur Genève», explique Madeleine Savioz, de Valais Tourisme.

Pour Sandro Guidetti, responsable des opérations de vol à Air Glaciers, l'aéroport du bout du lac suffit: «Le touriste anglais, habitué à faire trois heures de route pour prendre l'avion, s'en fiche d'atterrir à Genève ou à Sion!». Et l'homme d'expliquer que des Boeing 737 de TAP ainsi que de TEA se posaient déjà en vol au instrument il y presque 20 ans sur le tarmac sédunois, sans compter les Jumbolino de Crossair. Pourquoi ne pas en profiter? «l'approche à Sion est extrêmement longue donc très pénalisante financièrement, de plus le marché du gros charter n'a probablement pas la taille suffisante dans une région à deux heures de train d'un grand aéroport» explique-t-il.

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