Transport aérien: EasyJet poursuit sa croissance en Suisse
Actualisé

Transport aérienEasyJet poursuit sa croissance en Suisse

La compagnie à bas coût easyJet a divers projets d'extension sur le territoire suisse.

EasyJet poursuit sa croissance en Suisse. La compagnie aérienne va baser un 13e avion à Genève, ouvrir une 58e destination et augmenter les fréquences sur 20 routes. Selon l'institut BAKBASEL, elle génère 1,4 milliard de retombées économiques pour la région lémanique.

«Les perspectives sont positives et nous avons encore un fort potentiel de croissance en Suisse», a affirmé jeudi à Genève devant la presse le directeur commercial d'easyJet pour l'Europe du Nord, Thomas Haagensen.

La 2e compagnie aérienne suisse prévoit de terminer l'année avec une hausse de 10% du nombre de passagers transportés à partir de Genève, Bâle et Zurich, soit 8,5 millions cette année (dont 5,5 millions à Genève). Elle compte parvenir en 2013 à l'objectif de 60 millions de sièges vendus depuis ou vers la Suisse.

Des retombées d'1,4 milliard

Selon une étude menée en septembre par l'institut BAKBASEL, easyJet génère à Genève 1,4 milliard de francs de retombées économiques et 1800 emplois directs et indirects répartis entre Genève, Vaud et la France voisine.

EasyJet emploie 444 collaborateurs à sa base de Genève (sur 700 employés en Suisse). Si l'on y ajoute les emplois créés auprès des fournisseurs et ceux générés par la consommation des employés, le total atteint 1800 emplois. Avec les postes créés dans le secteur touristique, ce sont 3000 places de travail au total que la présence d'easyJet génère régionalement, selon l'étude de BAKBASEL.

Depuis son arrivée il y a quinze ans, easyJet a augmenté de 30% l'accessibilité de Genève, désormais équivalente à celles de villes comme Londres et Bruxelles. Avec un 13e avion opérationnel en décembre, l'investissement total d'easyJet à Genève atteindra les 650 millions de francs.

Personnel transféré de Madrid à Genève

L'arrivée du nouvel A320 représente un potentiel de 250'000 passagers supplémentaires pour l'aéroport de Cointrin et quelque 35 emplois directs (250 emplois au total avec les indirects). Une partie des 300 postes supprimés à la suite de la fermeture de la base d'easyJet à Madrid, victime de surcapacités et de la hausse des charges aéroportuaires, va être relocalisée à Genève, a précisé Thomas Haagensen.

«La crise économique en Europe n'empêche pas easyJet de croître. Les entreprises sont d'autant plus sensibles aux prix des billets», d'après le responsable. Interrogé sur l'impact du franc fort, il indique que la compagnie continue «de constater une demande très forte sur le produit ski».

Selon le directeur commercial de la compagnie à bas coût, en saison d'hiver, Genève est aussi la porte ouverte sur les Alpes françaises. Pour la clientèle britannique (jusqu'à 24 vols par jour au pic de la saison avec Londres), «les vacances de ski font partie des habitudes». La France voisine représente 30% de la clientèle.

Zurich pas à l'ordre du jour

Leader à Genève, avec 38% de parts de marché, et à Bâle-Mulhouse, avec 48%, easyJet représente 17% des parts du marché suisse. Questionné sur un développement à Zurich (seulement 2 routes), Thomas Haagensen a déclaré que les charges aéroportuaires y sont un obstacle. «On regarde, mais ce n'est pas à l'ordre du jour», a-t-il dit.

La compagnie compte effectuer cet hiver 2300 vols de plus vers et depuis Genève, soit 18'000 vols au total pour la saison. Une 58e route entre Genève et Lille sera ouverte fin mars, soit la 8e destination offerte sur la France.

L'augmentation des fréquences sur 20 destinations s'accompagne toutefois de la réduction des fréquences à partir de Genève sur cinq routes (Glasgow, Bilbao, Bournemouth, Stansted, Newcastle). (ats)

Des sièges attribués

A partir du 27 novembre, tous les sièges d'easyJet seront attribués. La compagnie a ainsi voulu pallier «un maillon faible» pour la clientèle, le stress à l'embarquement dans l'avion, a expliqué jeudi son directeur commercial pour l'Europe du Nord.

Un test a été réalisé avec 800'000 passagers sur 6000 vols et 70% ont déclaré que l'attribution des sièges était un meilleur système. Le manque d'espace dans les aéroports à l'embarquement, les queues, la précipitation à l'entrée des avions créaient «un stress» pour les passagers, faute de siège attribué, a expliqué le responsbale d'easyJet Thomas Haagensen.

Désormais, tous les sièges seront attribués sur les 600 routes de la 3e compagnie européenne (58 millions de passagers transportés au cours des douze derniers mois). Le consommateur peut choisir son siège en payant un supplément. S'il ne choisit pas, il lui est attribué sans supplément. Cette formule remplace désormais le «speedy boarding».

Ton opinion