Italie – Ecartés de Venise, les croisiéristes vont recevoir 30 millions d’indemnités
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ItalieÉcartés de Venise, les croisiéristes vont recevoir 30 millions d’indemnités

Trente millions pour les compagnies de croisière, autant pour les autres entreprises concernées: après avoir interdit l’accès au centre de Venise aux grands navires, Rome casque.

Accusés de mettre en péril le centre de Venise, classé au patrimoine de l’Unesco, les grands navires de croisière  ne sont plus autorisés à entrer dans le bassin et le canal de Saint-Marc, ni dans le canal de la Giudecca.

Accusés de mettre en péril le centre de Venise, classé au patrimoine de l’Unesco, les grands navires de croisière ne sont plus autorisés à entrer dans le bassin et le canal de Saint-Marc, ni dans le canal de la Giudecca.

AFP

Le gouvernement italien a annoncé, vendredi, accorder une indemnisation d’un total de 57,5 millions d’euros (près de 60 millions de francs) aux compagnies de croisière et opérateurs du secteur pénalisés par l’interdiction faite aux grands navires d’accéder au centre historique de Venise.

Accusés de mettre en péril le centre de la cité des Doges, classé au patrimoine de l’Unesco, les grands navires de croisière affichant plus de 25’000 tonnes de jauge brute ne sont plus autorisés à entrer dans le bassin et le canal de Saint-Marc, ni dans le canal de la Giudecca.

Port aménagé à Marghera

Trente millions d’euros seront versés au titre de 2021 aux compagnies maritimes, «en compensation des coûts supportés pour la reprogrammation des lignes et pour les remboursements aux passagers ayant renoncé au voyage», a indiqué le ministère italien des Infrastructures. L’exploitant du terminal touché par l’interdiction d’accoster et d’autres entreprises concernées se verront attribuer cinq millions d’euros pour l’année en cours et 22,5 millions d’euros supplémentaires pour 2022.

«Trente millions d’euros seront versés aux compagnies maritimes, en compensation, notamment, des coûts supportés pour les remboursements aux passagers ayant renoncé au voyage.»

Le ministère italien des Infrastructures

À terme, les grands bateaux devront s’amarrer dans le port industriel de Marghera, où des aménagements sont en train d’être réalisés, tandis que les navires de croisière plus petits pourront continuer à accoster au cœur de la ville.

Cinq mille emplois et 400 millions

L’Italie était sous forte pression pour bannir les navires, avec notamment la menace de l’Unesco, si rien n’était fait, de retirer ce joyau italien de la liste du patrimoine mondial, sur laquelle Venise est inscrite, depuis 1987. Les défenseurs de l’environnement et du patrimoine culturel font valoir que les grosses vagues engendrées par ces navires érodent les fondations de la Sérénissime et menacent le fragile écosystème de sa lagune.

De gros intérêts économiques sont en jeu, car les croisières génèrent des revenus considérables pour les commerçants et le port de Venise, soit 400 millions d’euros (415,8 millions de francs) par an et 5000 emplois. Au total, près de 90’000 personnes dépendent directement ou indirectement des infrastructures portuaires de la ville.

(AFP)

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