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Débat sur FessenheimEchanges entre élus français et suisses

Des discussions entre parlementaires suisses et français ont eu lieu à propos de Fessenheim, plus vieille centrale nucléaire française encore en activité.

La centrale de Fessenheim a fait l'objet d'une discussion informelle entre plusieurs parlementaires fédéraux et des sénateurs français, lors d'une visite d'une délégation suisse en France qui s'est achevée mercredi. Les élus français ont cherché à rassurer leurs homologues sur le fonctionnement de ce site.

Plusieurs d'entre eux viennent de circonscriptions du Haut-Rhin, département où se trouve Fessenheim, et siègent dans le Conseil de surveillance de la centrale, a dit à l'ATS la conseillère aux Etats Liliane Maury Pasquier (PS/GE), présidente de la délégation de l'Assemblée fédérale pour les relations avec le parlement français.

«Mais comme tout le monde», ces élus français «sont quand même ébranlés dans l'évaluation de la fiabilité de la filière nucléaire», a-t-elle dit. Certains envisagent même à titre personnel une sortie de cette filière à terme après avoir cherché des alternatives satisfaisantes. Côté suisse, le vote récent sur la centrale de Mühleberg (BE) a également été évoqué.

Par ailleurs, des responsables du ministère français des Affaires étrangères ont «manifesté un intérêt» pour les négociations sur la fiscalité de la Suisse avec Berlin et Londres, selon la Genevoise.

Aéroport de Bâle-Mulhouse

Les parlementaires ont également évoqué la question du statut juridique des entreprises actives à l'aéroport de Bâle-Mulhouse. «J'espère qu'on arrivera à trouver une solution satisfaisante pour tout le monde d'ici la fin de cette année», a indiqué Mme Maury Pasquier.

Parmi les autres thèmes débattus figurent notamment les relations entre la Suisse et l'UE ou la présidence française du G8 et du G20, a-t-elle ajouté. Durant les quatre jours du séjour des parlementaires suisses, une visite a été organisée chez Airbus à Toulouse, bon exemple industriel d'intégration européenne, selon la Genevoise.

Outre les sénateurs, deux députés français ont participé aux échanges.

Le gouvernement bernois augmente la pression sur Mühleberg

Le gouvernement bernois à dominante rose-verte augmente la pression sur Mühleberg. Il demande à BKW FMB Energie SA «de se préparer à l'éventualité d'un arrêt rapide de la centrale nucléaire».

Pour le Conseil-exécutif bernois, les FMB doivent en outre «étudier sérieusement la possibilité de retirer leur demande d'autorisation générale pour une nouvelle centrale nucléaire». Ces exigences ont été communiqués au conseil d'administration de l'entreprise, a indiqué mercredi le gouvernement.

Le canton est majoritaire dans les FMB. Ces dernières informeront jeudi à Berne de leurs intentions, notamment au sujet d'éventuelles mesures de protection supplémentaires à Mühleberg.

L'accident survenu dans la centrale nucléaire japonaise de Fukushima a conforté le Conseil-exécutif dans son attitude critique face au nucléaire. Le canton attend des responsables politiques fédéraux qu'ils conçoivent un scénario concret de sortie du nucléaire.

Cette démarche impose de renforcer les mesures visant à encourager les énergies renouvelables et à augmenter l'efficacité énergétique. Les gouvernements cantonaux devraient être invités sans délai à participer à la suite des travaux, poursuit le communiqué.

(ats)

Le Jura demande la fermeture de la centrale de Fessenheim (F)

Le Gouvernement jurassien se joint aux cantons de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne pour exiger l'arrêt de la centrale nucléaire française de Fessenheim, en Alsace. Il estime que la sécurité de cette installation bâtie sur une zone sismique n'est plus assurée.

La demande conjointe des trois cantons sera remise prochainement au ministre français chargé des collectivités territoriales, Philippe Richert. Elle exige des autorités françaises et d'Electricité de France (EDF) la mise à l'arrêt de la plus vieille centrale de France.

La demande est formulée dans le but de garantir la sécurité et la santé de la population, a expliqué mercredi le canton du Jura. Des expertises indépendantes ont mis en évidence le risque sismique lié à cette centrale. Fessenheim se trouve à quelque 35 km de Bâle et à une soixantaine de km à vol d'oiseau du canton du Jura.

Le Gouvernement jurassien va aussi inviter la conseillère fédérale Doris Leuthard à relayer sa demande avec celle des deux Bâle lors de la prochaine rencontre ministérielle entre la France et la Suisse. Celle-ci aura lieu au retour du Japon de la ministre française de l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet.

Mais les autorités françaises ont affirmé à plusieurs reprises ne voir aucune raison de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim. La semaine dernière, c'était le président de l'Autorité de sûreté nucléaire qui avait répondu dans ce sens aux deux Bâle.

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