Bulgarie: Echauffourées dans un camp de migrants
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BulgarieEchauffourées dans un camp de migrants

«La révolte a été supprimée», a annoncé le Premier ministre bulgare Boïko Borissov. Vingt-six personnes ont été blessées.

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Un tribunal italien doit rendre son verdict sur un bénévole français contre lequel le parquet a requis 3 ans et 4 mois de prison pour avoir tenté de conduire une famille soudanaise en France. (Jeudi 27 avril 2017)

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AFP
Le pacte UE-Turquie a transformé ce pays en «un terrain d'essai des politiques européennes qui bafouent les droits» des réfugiés, ont dénoncé plusieurs ONG. (Jeudi 16 mars 2017)

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Keystone
Nouveau drame sur une plage en Libye. Une vingtaine de clandestins ont été tués par des passeurs sur une plage en Libye après avoir refusé d'embarquer à bord d'un bateau pour rejoindre l'Europe. (8 mars 2017)

Nouveau drame sur une plage en Libye. Une vingtaine de clandestins ont été tués par des passeurs sur une plage en Libye après avoir refusé d'embarquer à bord d'un bateau pour rejoindre l'Europe. (8 mars 2017)

AFP/archive/photo d'illustration

Vingt-six personnes ont été blessées et plus de 300 interpellées au cours d'échauffourées jeudi dans le principal camp de migrants de Bulgarie à Harmanli (sud). «La révolte a été supprimée», a annoncé le Premier ministre Boïko Borissov.

«Environ 300 migrants dont six jugés dangereux pour la sécurité nationale ont été interpellés», 24 policiers et deux migrants ont été blessés, a-t-il précisé, cité par la radio publique BNR. Il s'exprimait après une visite dans le camp de Harmanli dans la nuit de jeudi à vendredi.

Jeudi soir la police a utilisé des canons à eau et des balles à blanc pour repousser des centaines de migrants qui jetaient des pierres et réessayaient de quitter le camp dans lequel ils sont enfermés depuis trois jours.

Dans la matinée, environ 1500 Afghans et Irakiens, soit la moitié des migrants hébergés au camp de Harmanli, près de la frontière turque, avaient mis le feu à des pneus et jeté des pierres sur les forces de l'ordre. Ce qui a provoqué l'intervention de 250 policiers, gendarmes et pompiers, selon la police.

Les migrants protestaient contre une mesure de confinement prise depuis trois jours afin d'éviter la propagation d'un début d'épidémie de gale. Les examens médicaux ne doivent commencer que lundi.

Négociations

La situation était «sous contrôle» à la mi-journée et «des négociations ont été engagées entre les migrants en colère et l'agence nationale des réfugiés», a indiqué une porte-parole de la police, Nina Nikolova. La tension est cependant remontée dans la soirée, de nombreux migrants ayant de nouveau tenté de sortir, selon la police.

Ces incidents surviennent dans un contexte de tensions croissantes en Bulgarie et en Grèce notamment après un renforcement des contrôles aux frontières qui freine la progression des migrants vers l'ouest de l'Europe.

Selon les estimations officielles, quelque 13'000 migrants, principalement des Afghans, sont actuellement bloqués en Bulgarie. Plusieurs dizaines de milliers de migrants le sont par ailleurs en Grèce, principal pays d'entrée dans l'Union européenne depuis la Turquie. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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