SMS surtaxés: Echovox SA fait exploser les factures des portables
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SMS surtaxésEchovox SA fait exploser les factures des portables

Une société basée à Genève s'enrichit en surfant sur la législation suisse et en proposant des SMS surtaxés.

par
Grégoire Corthay

«290 fr. pour 58 SMS à 5 fr. pièce que je n'ai jamais sollicités, c'est de l'arnaque!» Anne* est tombée des nues lorsqu'elle a reçu sa facture de natel pour les mois de juillet et août. Après avoir demandé le détail à Swisscom, elle découvre que les SMS surtaxés ont été envoyés par le numéro 968, géré par Echovox SA.

Cette société basée à Genève est l'un des leaders de la monétisation des contenus pour mobiles. Elle gère notamment les votes pour la «Nouvelle Star» sur M6. Les SMS qu'elle envoyait à Anne se résumaient à la phrase «Votre contenu sur ch.m-boost.com». Anne affirme ne jamais avoir souscrit ce service ni même avoir reçu tous les SMS facturés.

Elle contacte Swisscom pour faire opposition.

«On ne rentre pas en matière pour ce type de réclamation. Swisscom ne fait que louer des lignes à certaines sociétés. Pour toutes les réclamations, il faut écrire directement à Echovox», lui explique le service clientèle du géant bleu. Si la facture n'est pas réglée, sa ligne sera résiliée, lui est-il précisé.

Contacté par «20 minutes», Echovox SA plaide non coupable. «Nous n'avons pas la possibilité de facturer les gens à leur insu», assure Sylvain Boj, son directeur opérationnel. «Dans la majorité des cas, ce sont des enfants qui ont joué avec le natel de leurs parents. Cela arrive très souvent!» affirme-t-il. «Nous ne sommes qu'un prestataire de service. Nous possédons des numéros courts que nous sous-louons», se défend Sylvain Boj.

Soucieuse de son image, Echovox a finalement accepté de payer la note, expliquant à Anne qu'il s'agissait d'un problème d'homonymie lors de la facturation...

*prénom d'emprunt

Une nouvelle loi protégera les usagers dès l’an prochain

A partir du 1er juillet 2010, selon les modifications d’ordonnances sur les télécommunications, le client qui souhaite des services à valeur ajoutée via SMS ou MMS devra recevoir sur son téléphone toutes les informations relatives à l’abonnement conclu. Il devra confirmer depuis cet appareil qu’il accepte l’offre. La conclusion d’un abonnement sur internet ne sera donc plus possible. Le code de désactivation devra, en outre, être rappelé sur chaque SMS ou MMS reçu.

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