Ecole de Derrière-Pertuis: le citoyen décidera
Actualisé

Ecole de Derrière-Pertuis: le citoyen décidera

Le Conseil général de Dombresson a rejeté lundi soir l'initiative populaire communale en faveur de cet établissement.

Il reviendra au citoyen de dire si la commune doit s'impliquer dans la survie de l'école.

Le législatif n'a pas arrêté de date pour la votation. Il dispose d'un délai de six mois pour le faire, a indiqué le greffe du Conseil général. Selon lui, l'initiative exigeant la participation de Dombresson à l'EIDP a été rejetée par 16 non, contre trois oui et une abstention.

En décembre dernier, la commune de Dombresson avait décidé de se retirer d'une convention adoptée par quatre communes pour assurer la survie de l'école de la montagne de Derrière-Pertuis, sur les hauts du Val-de-Ruz. Un referendum lancé contre cette décision avait ensuite été invalidé.

La décision de retrait de la convention signifiait l'arrêt de mort de l'EIDP, dès lors que le nombre minimum requis de douze élèves ne pouvait plus être atteint. Echaudés par l'invalidation du referendum, pour des raisons purement formelles, les partisans de l'école avaient alors lancé une initiative.

Lenteur critiquée

Les citoyens favorables au maintien de l'EIDP ont critiqué la lenteur de traitement de l'initiative de la part des autorités communales. La décision du législatif est intervenue en effet quatre jours avant l'échéance du délai prescrit, alors qu'aucune date n'a été fixée pour l'organisation du scrutin populaire.

Les partisans de l'école ont soutenu la rentrée «sauvage» qui a eu lieu au mois d'août à l'EIDP, avec la participation de sept élèves. Les parents ont ignoré pour l'occasion les injonctions du Conseil d'Etat à intégrer leurs enfants dans les collèges du Val-de- Ruz, où ils avaient été inscrits pour la rentrée 2007.

Demi-succès

La décision du législatif constitue un demi-succès pour les partisans de l'école. Ceux-ci ont certes eu gain de cause en obtenant la mise sur pied d'un scrutin populaire. Mais le peu d'empressement des autorités peut être perçu comme une manière d'atteindre le point de non retour quant au maintien de l'EIDP. (ats)

Ton opinion